Le 12 février 2026, Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a rejeté la proposition du Medef concernant l’assouplissement du contrat à durée indéterminée (CDI) pour les jeunes.
Cette proposition, présentée par le Medef lors d’une réunion le 28 janvier 2026, envisageait de rendre le CDI plus flexible pour les jeunes, en permettant à l’employeur de rompre le contrat sans justification pendant les premières années d’emploi. Marylise Léon a exprimé son désaccord avec cette idée sur France Inter, affirmant que les propositions faites par le Medef ne correspondaient pas aux attentes de la CFDT.
Selon elle, il n’était « pas du tout la bonne façon de démarrer une discussion » en matière de conditions de travail pour les jeunes. Elle a ajouté que « les propositions qui ont été faites sont des propositions qui appartiennent au Medef », laissant entendre que la CFDT n’était pas prête à discuter d’une réforme qui, selon elle, ne répondait pas aux besoins réels des jeunes.
Cette proposition de CDI jeunes du Medef visait à rendre les contrats de travail plus souples, en particulier pour les jeunes qui, selon l’organisation patronale, rencontrent des difficultés d’insertion professionnelle. Le Medef estimait que cet assouplissement permettrait de favoriser l’embauche des jeunes en leur offrant un cadre plus flexible, et en réduisant les contraintes pour les employeurs, notamment pendant les premières années d’emploi.
Réactions syndicales et politiques à la proposition du CDI plus flexible
Le rejet de cette proposition par la CFDT a été rapidement soutenu par d’autres organisations syndicales, notamment la CGT, qui a dénoncé une « déclaration de guerre contre les jeunes et les salariés ». La CGT considère que cette mesure risquerait de fragiliser encore davantage la situation des jeunes travailleurs, en limitant leur sécurité de l'emploi.
De son côté, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a affirmé début février 2026 que la proposition du Medef « ne serait pas reprise par le gouvernement ». Cette déclaration a été perçue comme un signe que le gouvernement ne soutenait pas cette initiative du Medef. La CFDT, qui a toujours défendu une approche plus globale de l’emploi des jeunes, a précisé qu’elle proposerait ses propres solutions. Marylise Léon a indiqué que la CFDT allait bientôt soumettre de nouvelles propositions pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes et répondre aux difficultés rencontrées par cette tranche de la population sur le marché du travail.
Elle a souligné l’importance de travailler collectivement pour trouver des solutions durables. Dans le cadre de ses initiatives sociales, la CFDT continue de soutenir des projets comme le programme « Territoire zéro chômeur de longue durée », qui vise à créer des emplois locaux et de proximité, tout en réduisant les inégalités territoriales. Ce programme est un exemple de l’approche que la CFDT privilégie pour offrir des solutions concrètes aux jeunes en difficulté d’insertion.








