Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) reste l’un des placements les plus avantageux en France, mais il est réservé à un nombre limité de foyers fiscaux. En 2026, les seuils de revenus permettant d’ouvrir ou de conserver un LEP ont été actualisés. Ces changements risquent d’affecter de nombreux épargnants, notamment ceux dont les revenus ont évolué ces dernières années.
Le LEP est un produit d’épargne bénéficiant d’un taux d’intérêt net de 2,50 % en 2026, un taux encore élevé malgré une sixième baisse consécutive. Cependant, contrairement au Livret A, son accès est limité en fonction du revenu fiscal de référence (RFR) des épargnants. Cette année, les seuils ont été réévalués à la hausse de 0,9 %, soit en ligne avec l’inflation de l’année précédente.
Ainsi, pour qu’un contribuable puisse ouvrir ou conserver un LEP, son RFR ne doit pas dépasser un certain plafond, qui varie en fonction du nombre de parts fiscales de son foyer. Par exemple, pour une personne seule (1 part), le seuil est désormais de 23 028 €, contre 22 823 € en 2025. Ce seuil est progressivement plus élevé pour les foyers ayant plusieurs parts : 29 179 € pour 1,5 part, 35 329 € pour 2 parts, et ainsi de suite, jusqu’à 58 865 € pour un foyer avec 4 parts.
Pourquoi cette revalorisation est-elle importante ?
Cette revalorisation des seuils a un impact direct sur les épargnants. En effet, si vous ne remplissez pas les critères de revenu, vous ne pourrez ni ouvrir un LEP ni continuer à en bénéficier. Cela pourrait concerner certains foyers qui, après avoir connu une augmentation de leurs revenus, risquent de perdre l’accès à ce livret pourtant avantageux. En 2026, cette mesure pourrait rendre plus de 600 000 épargnants inéligibles au LEP, explique Moneyvox.
Pour les épargnants déjà titulaires d’un LEP, la vérification de l’éligibilité se fait à travers le RFR de l’année précédente. Ainsi, en avril 2026, les banques procéderont à un contrôle pour s’assurer que le RFR des clients ne dépasse pas les nouveaux seuils. Si tel est le cas, le LEP pourra être fermé début 2027.
Le LEP reste une option d’épargne intéressante
Malgré cette restriction, le LEP reste l’un des meilleurs outils d’épargne pour les ménages modestes, car il offre un taux d’intérêt plus élevé que celui du Livret A, tout en étant garanti par l’État. En 2026, même si le taux a baissé, il reste attractif pour les personnes qui peuvent en bénéficier. Le LEP continue donc d’être un produit clé pour ceux qui souhaitent placer leur épargne de manière sûre et accessible.
Cependant, la nécessité de respecter les nouveaux seuils implique une vigilance accrue pour les foyers à revenus variables.
La politique de soutien à l’épargne des ménages modestes
Le LEP bénéficie d’un soutien constant des pouvoirs publics, qui souhaitent encourager l’épargne des foyers modestes tout en protégeant leur pouvoir d’achat. Ces ajustements des seuils s’inscrivent dans un contexte de gestion des finances publiques, où l’objectif est de mieux cibler les bénéficiaires de dispositifs d’épargne. Cette évolution répond à un besoin d’adaptation dans un système où les inégalités économiques restent un enjeu central.








