Droits de douane sur les vins : après les USA, c’est désormais la Chine qui menace la France

La Chine menace d’imposer des droits de douane sur le vin français en réponse aux propositions de taxes sur les produits chinois.

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Droits de douane
Droits de douane sur les vins : après les USA , la Chine menace la France .- Crédit : Canva | Econostrum.info

La Chine a averti qu’elle pourrait imposer des droits de douane sur les vins français si la France continue de faire pression pour que l’Union européenne impose de nouveaux droits de douane sur les produits chinois.

Cette menace a été formulée après la publication d’un rapport stratégique du gouvernement français, qui propose des mesures visant à augmenter les taxes sur les produits chinois. Le rapport a été rendu public le 9 février 2026 et suggère notamment d’appliquer une taxe de 30 % sur toutes les importations en provenance de Chine, pour lutter contre la concurrence jugée déloyale des produits chinois à bas prix.

Ce rapport a été élaboré par les ministères français de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé. Dans le cadre de ce texte, la France appelle à la révision des pratiques commerciales entre l’UE et la Chine. L’objectif est de protéger les secteurs économiques européens, en particulier l’agriculture et les industries liées aux produits alimentaires. En réponse, la Chine a immédiatement réagi, en affirmant que de telles mesures seraient une violation des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Pékin a également qualifié la proposition française de « déclaration de guerre dans le domaine commercial» .

Impact immédiat de la menace chinoise des droits de douane sur les marchés financiers

Cette position de la Chine a eu des répercussions immédiates sur les marchés financiers. Les actions des principales entreprises françaises de vins et spiritueux ont chuté après l’annonce de ces tensions commerciales. Les actions de Rémy Cointreau ont diminué de 2,2 %, et celles de Pernod Ricard ont perdu 1 %. Cependant, ces deux sociétés ont pu récupérer une partie de leurs pertes au cours des échanges suivants. Les investisseurs ont montré leur inquiétude quant à l’impact potentiel de ces nouvelles tensions commerciales, notamment en ce qui concerne les exportations françaises vers la Chine.

Le gouvernement français a réagi par la voix de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, qui a précisé que cette proposition n’avait pas été adoptée comme une politique officielle du gouvernement. Elle a déclaré que même si la proposition n’avait pas encore été validée, elle n’était pas infondée. Les ministères français du commerce et des finances n’ont pas encore répondu aux demandes de commentaires concernant cette situation.

L’année dernière, la Chine avait déjà pris des mesures contre les producteurs français de cognac, comme Pernod Ricard et LVMH, à la suite d’une enquête antidumping sur les importations de brandy en provenance de l’Union européenne. Cette enquête avait été largement perçue comme une réponse à l’imposition par l’UE de droits de douane sur les véhicules électriques chinois.

La Chine a réaffirmé sa position de dialogue pour résoudre les différends commerciaux, tout en insistant sur sa capacité à défendre ses intérêts commerciaux. La situation actuelle souligne la sensibilité des relations commerciales entre la Chine et la France. Les mois à venir seront cruciaux pour déterminer si un compromis peut être trouvé ou si de nouvelles mesures seront mises en place.

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