Chômage : la CPME veut étendre la dégressivité à tous les allocataires

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Allocations chômage
Allocations chômage : la CPME propose la diminution des aides après plusieurs mois. Crédit : France Travail | Econostrum.info

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a présenté une nouvelle proposition concernant les allocations chômage dans le cadre des négociations en cours entre les partenaires sociaux.

Alors que le gouvernement a demandé aux syndicats et au patronat de négocier sur le sujet des ruptures conventionnelles, la CPME souhaite aller plus loin et élargir la dégressivité des allocations chômage à l’ensemble des chômeurs, et pas seulement aux cadres. Actuellement, seuls les cadres gagnant plus de 4 500 euros bruts par mois voient leurs allocations chômage diminuer de 30 % après six mois de chômage. La CPME propose que cette dégressivité concerne tous les chômeurs, sans distinction de catégorie, afin de réaliser des économies supplémentaires.

Les négociations sur les ruptures conventionnelles et les autres propositions sur les allocations chômage

Les discussions sur l’assurance chômage vont se poursuivre avec l’objectif de réaliser des économies dans ce domaine. Le gouvernement a exprimé sa volonté de réduire les dépenses liées à l’assurance chômage et a fixé un objectif de 400 millions d’euros d’économies liées aux ruptures conventionnelles. La CPME, cependant, souhaite dépasser cet objectif et propose de réaliser jusqu’à 1 milliard d’euros d’économies. La dégressivité des allocations chômage est l’une des principales mesures envisagées pour atteindre cette somme.

La proposition de la CPME a trouvé un certain soutien au sein de la CFE-CGC, le syndicat des cadres, qui estime que cette mesure permettrait d’éviter de stigmatiser cette catégorie de travailleurs, puisque la dégressivité s’appliquerait à tous les chômeurs, y compris ceux n’appartenant pas à la catégorie des cadres. De son côté, la CFDT a exprimé son opposition à cette mesure élargie et reste plutôt favorable à une dégressivité qui ne concernerait que les salariés ayant signé une rupture conventionnelle.

Renforcer les contrôles et de durcir les sanctions pour les chômeurs

Dans le cadre de ces négociations, d’autres propositions sont également sur la table. Parmi celles-ci, il est envisagé de renforcer les contrôles et de durcir les sanctions pour les chômeurs qui ne recherchent pas activement un emploi après une rupture conventionnelle. Une autre idée en discussion serait d’imposer un délai de carence avant qu’un chômeur ne commence à percevoir ses allocations chômage.

En parallèle, le gouvernement et les partenaires sociaux s’intéressent également à l’impact des contrats courts sur les finances de l’assurance chômage. Le système du bonus-malus, instauré en 2019 pour inciter les entreprises à réduire leur recours aux contrats courts, a montré des résultats limités, selon une évaluation de l’Unédic. Les syndicats ont ainsi exprimé leur volonté de réexaminer ce système, qui est critiqué tant par le patronat que par les syndicats.

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