Natalité : lettre aux jeunes de 29 ans, et autres mesures du gouvernement dans le cadre du « réarmement démographique »

Le gouvernement lance un plan pour sensibiliser les Français de 29 ans à l’infertilité, avec des lettres et des mesures pour relancer la natalité.

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Natalité : lettre aux jeunes de 29 ans, et autres mesures du gouvernement dans le cadre du « réarmement démographique » . -Crédit : Canva | Econostrum.info

La France est touchée par une crise de natalité. Le gouvernement a présenté un plan visant à mieux sensibiliser à l’infertilité, un sujet qui touche plus de trois millions de Français. L’objectif principal de ce plan est d’informer les jeunes adultes, notamment les personnes de 29 ans, sur la santé reproductive.

En effet, à partir de la fin de l’été 2026, tous les Français atteignant cet âge recevront une lettre du gouvernement. Cette lettre leur fournira des informations sur la contraception, la santé sexuelle et les possibilités liées à l’autoconservation des gamètes, un droit autorisé chez les femmes à partir de 29 ans en France.

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a précisé que le rôle du gouvernement n’était pas de faire pression sur les individus quant à la décision d’avoir des enfants ni à quel âge. L’objectif est d’éviter le regret de ne pas avoir été informé plus tôt, comme l’a souligné Mme Rist : « ce qu’il faut éviter, c’est continuer à entendre : Si j’avais su ». Le plan ne se limite cependant pas à cette simple lettre : une campagne de communication sur les enjeux de reproduction sera lancée à la fin de l’année 2026, accompagnée de la création d’un site d’information dédié.

Augmenter l’accès à la congélation des ovocytes pour relancer la natalité 

Le plan de la relance de la natalité prévoit également une augmentation des possibilités de congélation des ovocytes. Bien que cette pratique soit permise par la loi bioéthique de 2021, les délais d’attente pour y accéder sont actuellement longs. D’ici à 2028, le gouvernement souhaite habiliter plusieurs établissements supplémentaires, y compris dans le secteur privé, tout en garantissant que la procédure restera gratuite et sans « logique marchande ».

Un autre objectif du plan est de renforcer la prise en charge des troubles liés à l’infertilité, comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une condition qui touche de nombreuses femmes. Ce trouble n’a pas fait l’objet d’un plan spécifique jusqu’à présent, contrairement à l’endométriose, qui bénéficie déjà d’un programme gouvernemental.

La mise en place de ce plan s’inscrit dans une volonté plus large de relancer la natalité en France, en tenant compte de facteurs sociaux et économiques qui influencent les décisions des couples, comme les préoccupations liées à l'emploi ou aux répercussions de la pandémie de Covid-19. Toutefois, certains experts, comme Stéphanie Toutain, maître de conférences en démographie à l’université Paris Cité, estiment que l’envoi de lettres ne suffira pas à changer les comportements ou les projets de vie des couples.

Ce plan vise à combler un manque d’informations sur l’infertilité et à offrir des solutions concrètes pour ceux qui souhaitent fonder une famille, tout en répondant aux besoins d’une population confrontée à de nombreux défis.

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