La Russie a indiqué sa volonté de participer à d’éventuelles négociations multilatérales pour le contrôle des armements nucléaires, à condition que la France et le Royaume-Uni y soient impliqués.
Cette déclaration a été faite par Gennady Gatilov, ambassadeur de Russie auprès de l’ONU à Genève, le 6 février 2026, lors d’une réunion de la Conférence du Désarmement. Il a précisé que son pays serait prêt à s’engager dans ce processus si ces deux pays, alliés militaires des États-Unis au sein de l’OTAN, participaient également à ces négociations.
Cette position intervient après l’expiration du traité New Start, signé en 2010 entre les États-Unis et la Russie. Ce traité limitait le nombre de lanceurs et d’ogives stratégiques déployées, mais a cessé d’être valide depuis le 2 février 2026. La Russie a précisé qu’elle ne se considérait plus liée par cet accord et qu’elle adoptera une approche « responsable » dans ses futures négociations sur le désarmement. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a souligné que les deux pays, malgré l’expiration du traité, resteront ouverts à des discussions responsables sur ce sujet.
L’appel à des négociations multilatérales pour le contrôle des armements nucléaires
Les États-Unis, de leur côté, ont appelé à des négociations multilatérales pour le contrôle des armements nucléaires, en incluant la Chine. Washington met en avant les préoccupations concernant les violations du traité New Start par la Russie et les stocks nucléaires mondiaux croissants. Le sous-secrétaire d’État américain chargé du contrôle des armements, Thomas DiNanno, a insisté sur la nécessité de définir un nouveau cadre pour la maîtrise des armements nucléaires, en soulignant l’absence de transparence et de contrôle sur l’arsenal nucléaire chinois.
De plus, Donald Trump, a exprimé sa volonté de conclure un « nouveau traité amélioré et modernisé » avec la Russie, estimant que le traité New Start avait été mal négocié sous l’administration de Barack Obama. Toutefois, la Chine a réitéré son refus de participer à de futures discussions sur le désarmement nucléaire, arguant que son arsenal nucléaire, bien qu’en expansion, reste inférieur à celui des États-Unis et de la Russie.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a qualifié l’expiration du traité New Start de « moment grave pour la paix et la sécurité internationales » et a appelé à une reprise rapide des négociations entre les États-Unis et la Russie. La communauté internationale, notamment l’Union européenne, surveille de près les développements concernant le contrôle des armements nucléaires. La France, seule puissance nucléaire de l’UE, a souligné l’importance d’un système international de contrôle des armements.
L’avenir des négociations sur le désarmement nucléaire dépendra des discussions multilatérales à venir, notamment de la participation ou non de pays comme la Chine et la France, ainsi que de la position que prendra la Russie dans ce processus.








