En février 2026, les emprunteurs immobiliers bénéficient de bonnes nouvelles avec une baisse des taux de crédit. Deux banques nationales, la Société Générale et La Banque Postale, ont réduit leurs taux de 0,1 % et de 0,25 %, respectivement.
Ces baisses concernent les taux avant négociation, ce qui pourrait permettre à certains emprunteurs d’obtenir des taux encore plus compétitifs. Actuellement, les taux pour des crédits immobiliers sur 20 ans varient entre 3,3 % et 3,4 %, tandis que ceux pour des prêts sur 25 ans se situent entre 3,4 % et 3,6 %, selon les courtiers.

Cette tendance à la baisse des taux s’explique en partie par un recul du taux d'emprunt de la France (OAT 10 ans), qui est passé de 3,6 % à 3,45 % en un mois, un plus bas depuis novembre 2025. Cette diminution a été favorisée par l’adoption du budget de la France, même si cette décision a été prise sous la contrainte, via l’utilisation du 49-3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Olivier Tordjman, courtier chez Vousfinancer, explique que certaines banques souhaitent attirer de nouveaux clients, tandis que d’autres, dont les taux étaient élevés par rapport à la moyenne, rectifient leurs offres.
Perspectives pour les taux du crédit immobilier
Le printemps 2026 devrait marquer le début de la période la plus dynamique pour le marché immobilier, avec des emprunts immobiliers plus fréquents à partir de mars. Caroline Arnould, directrice générale du courtier Cafpi, précise que la tendance générale reste à la stabilisation des taux, mais avec plus de baisses que de hausses. Cette dynamique pourrait être favorable aux primo-accédants, notamment grâce au maintien du prêt à taux zéro, dont les conditions en 2026 resteront similaires à celles de 2025.
Cependant, l’incertitude demeure pour les investisseurs. Bien que le gouvernement ait adopté un dispositif d’incitation fiscale destiné à relancer l’investissement locatif, certains investisseurs pourraient être pénalisés par des contraintes supplémentaires. En particulier, les banques ne prennent en compte que 70 % des revenus locatifs pour calculer la capacité d'emprunt, ce qui peut limiter leur financement.
Caroline Arnould suggère la suspension temporaire de ces restrictions, notamment la règle des 70 % imposée par le Haut conseil de stabilité financière. Les emprunteurs potentiels sont invités à surveiller les tendances du marché et à profiter des baisses actuelles de taux pour concrétiser leurs projets immobiliers, tout en restant vigilants aux conditions imposées par les dispositifs fiscaux en place.








