Le gouvernement allemand a récemment revu ses prévisions économiques pour l’année 2026, abaissant ses estimations de croissance pour cette année. Selon les nouvelles projections, l’Allemagne devrait connaître une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de seulement 1 % en 2026, contre 1,3 % précédemment prévu.
Cette révision à la baisse survient après une année 2025 marquée par une faible croissance de 0,2 %, suite à deux années consécutives de contraction économique. Les perspectives pour 2027 sont également revues à la baisse, avec une prévision de 1,3 % de croissance, contre 1,4 % annoncée précédemment.

La ministre allemande de l’Économie, Katherina Reiche, a expliqué que les attentes en matière de reprise économique n’ont pas été concrétisées aussi rapidement ni dans la mesure attendue. Bien que des signes de reprise significative aient été notés, ces impulsions économiques n’ont pas suffi à maintenir une dynamique de croissance plus élevée.
Des réformes nécessaires malgré des mesures fiscales
Pour l’année 2026, les mesures fiscales mises en place par le gouvernement allemand devraient contribuer à hauteur de deux tiers de point de pourcentage à la croissance du PIB. Toutefois, des économistes et des organisations patronales estiment que ce seul paquet fiscal ne sera pas suffisant pour garantir une progression durable du PIB. Ils appellent à des réformes structurelles plus ambitieuses pour stimuler l’économie de manière plus pérenne.
Le Parlement allemand a récemment approuvé un fonds spécial de 500 milliards d’euros destiné à financer des projets d’infrastructure. Cependant, seulement 24 milliards d’euros ont été investis à la fin de l’année 2025, ce qui témoigne de la lenteur du processus décisionnel au sein du système fédéral du pays.
Impact potentiel du recul de la croissance allemande sur la France
L’Allemagne étant le premier partenaire commercial de la France, avec des échanges commerciaux importants, cette révision à la baisse des prévisions économiques pourrait avoir des répercussions sur l’économie française. L’Allemagne est le premier fournisseur et client de la France, représentant 13,2 % de ses exportations et 12,6 % de ses importations. Le ralentissement de l’économie allemande pourrait entraîner une diminution des échanges commerciaux, affectant ainsi l’économie de la zone euro, dont la France est un acteur clé.
Le gouvernement français prévoit un déficit public de 5 % pour 2026, une estimation qui dépend largement de la croissance économique. Une moindre croissance pourrait réduire les rentrées fiscales, ce qui entraînerait un déficit plus important que prévu. La Banque de France, pour sa part, anticipe une croissance du PIB français de 0,9 % en 2025, portée par un secteur industriel soutenu, notamment dans l’aéronautique et la défense.








