Trump tourne le dos à l’Accord de Paris et impose le gaz US à l’Europe

Les États-Unis quittent officiellement l’Accord de Paris, renforcent leurs exportations de GNL vers l’Europe, augmentant ainsi la dépendance énergétique.

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Accord de Paris
Trump quitte l'accord de Paris sur le climat , alors que les exportations américaines de GNL vers l'Europe ont été multipliées par 4 . -Crédit : Jim Watson/PoolL/AFP | Econostrum.info

Le 27 janvier 2026, les États-Unis ont officiellement quitté l’Accord de Paris sur le climat. Cette décision, annoncée par le président Donald Trump après sa réélection en 2025, marque une nouvelle étape dans son engagement pour relancer l’industrie énergétique du pays, notamment le forage de gaz et de pétrole.

Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris intervient après un premier départ en 2020, avant la réintégration par Joe Biden en 2021. Donald Trump justifie cette décision par la nécessité de protéger les intérêts économiques américains, en mettant l’accent sur la création d'emplois et la réindustrialisation du pays.

 

Retrait de l’accord de Paris pour privilégier les hydrocarbures

Derrière ce retrait de l’Accord de Paris, Donald Trump a mis en avant son objectif de redynamiser l’industrie énergétique des États-Unis. Il a soutenu que la politique climatique internationale, notamment la lutte contre le réchauffement climatique, allait à l’encontre des intérêts économiques de son pays. Trump a également critiqué l’impact de la politique climatique européenne, en soulignant la perte d'emplois et la fermeture d’usines en Europe pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans un discours à l’ONU en septembre 2025, il a qualifié le réchauffement climatique de « fraude », soulignant les coûts économiques associés aux mesures de décarbonation.

Dans ce cadre, l’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers l’Europe est devenue un pilier central de la stratégie énergétique de Trump. Depuis la guerre en Ukraine, l’Europe a cherché à se diversifier des fournisseurs russes de gaz, réduisant ses importations de 75 % entre 2021 et 2025. Parallèlement, les exportations américaines de GNL vers l’Europe ont été multipliées par quatre pendant la même période. Cette dépendance croissante au GNL américain, qui représente aujourd’hui près de 60 % des importations de gaz de l’UE, marque un changement significatif dans les relations énergétiques entre l’Europe et les États-Unis.

Les implications géopolitiques et économiques

Le basculement de l’Europe du gaz russe vers le GNL américain soulève des préoccupations géopolitiques, notamment sur le plan de la sécurité énergétique. Bien que le plan REPowerEU visait à réduire la dépendance de l’UE à l’égard des combustibles fossiles russes, l’augmentation de la dépendance au GNL américain a suscité des alertes.

Le think tank IEEFA met en garde contre les risques associés à une dépendance excessive vis-à-vis des États-Unis, soulignant que cela pourrait contredire l’objectif de renforcer la sécurité énergétique de l’UE. L’UE, en diversifiant ses sources d’approvisionnement énergétique, pourrait cependant voir ses relations avec Washington se renforcer, alors que les États-Unis profitent de cette transition énergétique pour consolider leur position sur le marché mondial de l’énergie.

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