Le 26 janvier 2026, l’enseigne E. Leclerc a annoncé le lancement de son offre de conversion au carburant superéthanol-E85 dans ses centres auto, avec l’objectif de proposer cette solution dans l’ensemble de ses 126 centres d’ici la fin de l’année 2026.
Cette offre permet aux conducteurs de véhicules essence ou hybrides de convertir leur voiture pour qu’elle puisse fonctionner avec du superéthanol, un biocarburant à 0,70 euro le litre, contre 1,70 euro pour le sans-plomb 95. Le tarif de la conversion est fixé à 690 euros, avec un supplément possible selon le modèle du véhicule. Cette offre est présentée comme la plus accessible du marché, comparée aux prix des installations classiques qui varient entre 800 et 900 euros.
L’installation du boîtier électronique, conçu par le spécialiste Biomotors, se fait en deux à trois heures dans les centres auto Leclerc. Ce boîtier permet au véhicule de fonctionner avec du superéthanol tout en conservant la possibilité d’utiliser de l’essence classique dans le même réservoir. Après l’installation, la carte grise du véhicule est mise à jour pour garantir la conformité du véhicule et assurer sa couverture par l’assurance.
Le superéthanol est un carburant composé d’un mélange d’éthanol et d’essence. Il représente une alternative moins coûteuse à l’essence traditionnelle et est également plus écologique. D’après Pacôme Lesage, directeur de Siplec Leclerc, la conversion permettrait aux conducteurs de réaliser des économies significatives sur leur budget carburant. Il précise que la conversion peut être amortie en moins d’un an, avec des économies estimées à plus de 700 euros par an pour un conducteur parcourant 13 000 km. En outre, l’utilisation du superéthanol permettrait de réduire jusqu’à 50 % les émissions de gaz à effet de serre.
Leclerc vise à répondre à l’intérêt croissant des Français pour les carburants plus écologiques et moins chers
La solution de conversion proposée par E. Leclerc vise à répondre à l’intérêt croissant des Français pour les carburants plus écologiques et moins chers. Le groupe souhaite démocratiser l’accès à cette technologie et se positionne comme le premier acteur de la grande distribution à proposer ce type d’offre à grande échelle. Selon Leclerc, la conversion pourrait concerner entre 4 000 et 5 000 véhicules en 2026.
Les partisans du superéthanol soulignent également l’importance de la production de ce carburant, qui utilise moins de terres cultivables que d’autres biocarburants. Pacôme Lesage précise que moins de 1 % des terres agricoles en France sont utilisées pour produire de l’éthanol, laissant un grand potentiel pour accroître cette production dans les années à venir.
Cependant, la solution n’est pas sans défis. Alexis Landrieu, fondateur de Biomotors, indique que bien que le superéthanol soit plus rentable, la consommation de carburant peut augmenter d’environ 15 % après la conversion. Toutefois, cette surconsommation reste largement compensée par la baisse du prix du carburant. Les experts du secteur estiment que la demande pour ce type de conversion pourrait augmenter, mais qu’il faudra encore surmonter des obstacles liés à la disponibilité du carburant dans toutes les stations.








