Le 26 janvier 2026, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré que l’Europe ne pouvait pas se défendre seule, sans l’aide des États-Unis. Cette affirmation a été faite lors de son intervention devant le Parlement européen, où il a insisté sur la nécessité d’une coopération transatlantique forte.
Selon lui, sans l’assistance des États-Unis, l’Europe perdrait son « garant ultime de notre liberté », en référence à la protection nucléaire fournie par Washington. Rutte a souligné que la défense de l’Europe ne pouvait pas reposer uniquement sur les pays européens, et que toute tentative de créer une alliance militaire européenne sans les États-Unis serait une erreur. Il a précisé que cette option entraînerait des coûts colossaux et la perte de la protection que les États-Unis offrent par leur dissuasion nucléaire.
Il a conclu son intervention en affirmant : « Si quelqu’un pense encore ici que l’Europe peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver ». Le chef de l’OTAN a mis en lumière les défis posés par les tensions mondiales actuelles, en particulier face à la montée en puissance de pays comme la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Rutte a réaffirmé l’importance d’une alliance solide entre l’Europe et les États-Unis pour faire face à ces menaces.
La réponse de Jean-Noël Barrot au secrétaire général de l’OTAN
Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères et de l’Europe, a exprimé un désaccord avec la position de Mark Rutte. Sur les réseaux sociaux, il a souligné que les Européens avaient la capacité et la responsabilité de prendre en charge leur propre sécurité. Barrot a affirmé que même les États-Unis reconnaissaient ce principe, en rappelant que l’OTAN reposait sur un pilier européen pour garantir la sécurité du continent.
Cette déclaration s’inscrit dans une politique plus large portée par le gouvernement français, visant à renforcer l’autonomie de l’Europe en matière de défense. Emmanuel Macron a déjà annoncé des augmentations substantielles des dépenses militaires françaises, avec pour objectif de doubler le budget de l’armée d’ici 2027. Cette position de la France contraste avec l’idée que l’Europe dépend encore largement des États-Unis pour sa défense.
L’OTAN a adopté un objectif ambitieux de consacrer au moins 5 % du PIB des États membres à la sécurité d’ici 2035, dont 3,5 % spécifiquement aux dépenses militaires. Ce débat souligne les divergences d’opinion au sein de l’OTAN sur la question de la défense européenne et de l’indépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis.








