À partir du 1ᵉʳ février 2026, environ 300 000 clients encore abonnés à l’option EJP (Effacement jour de pointe) d’EDF devront faire face à une augmentation significative du prix de l’électricité. Cette option, historiquement avantageuse pour les foyers capables de gérer leur consommation en fonction des jours de pointe, n’est plus ouverte à la souscription depuis plusieurs années. Les abonnés actuels ont simplement conservé leur ancien contrat.
Comme l’explique Moneyvox, le fonctionnement de l’EJP d’EDF repose sur une logique bien particulière : le prix du kilowattheure (kWh) est constant toute l’année, sauf lors de 22 jours de pointe mobile, pendant lesquels le tarif grimpe fortement. Ces jours critiques peuvent survenir entre le 1ᵉʳ novembre et le 31 mars, et chacun comporte 18 heures de pointe mobile, de 7 h 00 à 1 h 00 le lendemain matin.
À partir de février, la structure tarifaire de l’EJP change radicalement. Pour les 343 jours hors pointe mobile, le prix du kWh hors taxes passera de 0,0882 euro à 0,1176 euro, soit une hausse de 33 %. En revanche, les tarifs des heures de pointe mobile diminueront fortement, passant de 0,8756 euro à 0,2558 euro par kWh. Cette inversion transforme la logique initiale de l’EJP, qui visait à compenser un prix bas la majeure partie de l’année par un tarif très élevé lors des jours de forte consommation, détaille le même média.

Selon les projections établies pour le TRVE 2026, le coût moyen du kWh lors des jours « normaux » passera de 0,1418 euro à 0,1781 euro, soit une augmentation d’environ 25,6 %, tandis que le tarif des jours de pointe mobile chutera de 68 %, de 1,0867 euro à 0,3440 euro par kWh. Cette évolution rend l’EJP beaucoup moins attractive pour les foyers consommant majoritairement hors des heures de pointe.
Cette révision tarifaire a plusieurs implications concrètes. Les clients EJP d’EDF consommant surtout hors pointe mobile verront leur facture augmenter significativement, malgré la baisse des tarifs pendant les heures de pointe. Il est donc recommandé à chaque abonné de calculer l’impact selon sa consommation réelle pour décider s’il vaut mieux rester ou changer d’offre.
L’option Tempo d’EDF en hausse de 6%
Cependant, changer d’offre comporte une contrainte importante : l’option EJP n’étant plus commercialisée, tout client qui quitte ce contrat ne pourra pas y revenir. Les ménages peuvent toutefois comparer les offres actuelles du marché, notamment via l’outil du Médiateur de l’énergie, pour choisir une formule mieux adaptée à leur profil de consommation.
Pour les autres abonnés du TRVE, la situation est moins dramatique : l’option heures creuses devient plus intéressante comparée à l’option base, tandis que l’option Tempo subira une hausse moyenne de 6 %. Dans l’ensemble, la CRE prévoit « une légère baisse en moyenne des tarifs réglementés de vente de l’ordre de 1,99 € TTC/MWh, soit une diminution nette d’environ 9 € TTC par an pour une consommation moyenne de 4,5 MWh ». Cette baisse résulte principalement de la diminution de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA).








