Livret A : les gagnants de la baisse des taux à 1,5 %

La baisse du taux du Livret A à 1,5 % profite aux bailleurs sociaux et aux banques, mais déçoit les épargnants.

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Livret A
Livret A : les gagnants de la baisse des taux à 1,5 % . Crédit : Canva | Econostrum.info

Le 1er février 2026, le taux du Livret A passera de 1,7 % à 1,5 %. Si cette réduction de 0,2 point déçoit les épargnants, elle bénéficie à d’autres acteurs économiques, notamment les bailleurs sociaux et les banques.

En effet, cette baisse représente une économie d’environ 400 000 euros pour les bailleurs sociaux, une somme qui pourra être réinvestie dans la construction ou la rénovation de logements. Depuis plusieurs années, les fonds collectés par le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont atteint près de 500 milliards d’euros. Ces fonds sont utilisés pour financer des prêts, principalement destinés aux bailleurs sociaux.

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Le faible taux d’intérêt permet à ces derniers de bénéficier de financements à coût réduit. L’éditorialiste économique Nicolas Doze, sur LCI, a souligné que plus le taux est bas, plus il est facile pour les bailleurs sociaux d’emprunter à moindre coût, ce qui facilite leurs investissements.

Les banques également bénéficiaires de la baisse des taux du Livret A 

La baisse du taux du Livret A profite également aux banques. En effet, plus le taux est bas, moins ces dernières doivent verser d’intérêts aux épargnants, ce qui réduit leur coût de fonctionnement. Nicolas Doze a précisé que les banques « se frottent les mains » à l’idée de voir le taux du Livret A tomber à 1,5 %. Cette situation met en lumière l’asymétrie entre les intérêts des épargnants, qui bénéficient de rendements plus faibles, et ceux des acteurs bancaires, qui profitent de cette mesure pour diminuer leurs dépenses.

La question de l’impact de cette baisse du taux sur la crise du logement a aussi été abordée par Nicolas Doze. Selon lui, bien que cette réduction puisse être perçue comme un sacrifice pour les épargnants, elle permet de financer des projets nécessaires dans le secteur du logement social. Toutefois, il rappelle que la crise du logement est avant tout un « problème foncier », et non un manque de financement. La disponibilité des terrains reste l’un des principaux freins à la construction de nouveaux logements.

Ce changement de taux, bien qu’il soit bénéfique pour certains secteurs comme le logement social et les banques, soulève des questions sur l’équilibre entre les besoins financiers des épargnants et ceux des institutions publiques et bancaires. La baisse du taux pourrait également avoir des effets sur la façon dont les Français choisissent d’épargner, avec une réduction de l’attrait pour le Livret A, qui devient de moins en moins compétitif par rapport à d’autres produits d’épargne.

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