La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé, le mardi 20 janvier 2026, avoir transmis au gouvernement une proposition de baisse des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) à compter du 1er février.
Cette décision, qui doit encore être validée par le ministère de la Transition énergétique, interviendrait après plusieurs hausses successives observées depuis 2022, dans un contexte de stabilisation des prix de gros sur le marché européen. Selon les chiffres communiqués par la CRE, la baisse envisagée serait de 1,99 euro par mégawattheure par rapport au tarif actuel. Cette évolution toucherait les quelque 20 millions de foyers français bénéficiant encore du tarif réglementé, commercialisé par EDF et par les entreprises locales de distribution.
La proposition de la Commission s’appuie sur la formule tarifaire mise en place depuis 2010, qui prend en compte les coûts de production, de commercialisation et d’acheminement de l’électricité. La baisse des prix de gros sur les marchés européens a contribué à réduire le coût d’approvisionnement pour les fournisseurs, rendant possible cette révision à la baisse.
Une répercussion limitée sur la facture de l’électricité mais symbolique
La diminution proposée par la CRE correspond à une baisse moyenne de 0,5 % sur la facture d’électricité des ménages, soit un gain estimé à quelques euros par an pour un foyer type. Si l’impact financier reste modeste, cette décision marque une première inversion de tendance après plusieurs trimestres de hausse.
Depuis la fin du bouclier tarifaire, mis en place par le gouvernement à la suite de la crise énergétique de 2022, les prix de l’électricité ont été réévalués deux fois par an. En août 2025, une hausse moyenne de 10 % avait été appliquée pour les particuliers, principalement liée à la suppression progressive des aides publiques et à l’ajustement du coût de l’énergie sur le marché.
La Commission rappelle toutefois que les tarifs réglementés ne reflètent qu’une partie du marché de l’électricité en France. Environ 40 % des foyers sont désormais passés à des offres de marché, dont les prix évoluent librement selon les conditions contractuelles et les fluctuations du marché européen.
Des discussions en cours avec le gouvernement
La proposition de la CRE doit encore être validée par la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, avant d’entrer en vigueur le 1er février. Le gouvernement pourrait ajuster légèrement cette révision afin de lisser les effets sur les différentes catégories de consommateurs.
Dans un communiqué, la CRE précise que cette baisse s’inscrit dans un contexte de normalisation du marché de l’électricité, après les tensions observées entre 2022 et 2024. Les capacités de production nucléaire en France et l’augmentation de la part des énergies renouvelables ont contribué à cette stabilisation des prix.
Si cette proposition est confirmée, il s’agira de la première baisse des tarifs réglementés depuis plus de trois ans. Elle traduirait un retour progressif à un équilibre plus favorable pour les consommateurs, dans un contexte énergétique désormais moins tendu.








