Le groupe Capgemini, acteur majeur de l’informatique, a annoncé la suppression potentielle de 2 400 postes d'emploi en France, en raison d’un ralentissement de son activité et de l’impact des évolutions technologiques.
La société précise que cette réduction d’effectifs sera effectuée par le biais de « reclassements et des départs volontaires », selon un communiqué publié le 20 janvier. Capgemini justifie cette décision par la nécessité de se transformer pour faire face aux défis technologiques actuels, notamment ceux liés à l’accélération de l’intelligence artificielle. L’entreprise souligne que cette mutation est essentielle pour saisir les opportunités et surmonter les défis liés à ces avancées technologiques.
Le groupe, dont les effectifs sont importants en France, voit son secteur bousculé par les évolutions rapides de l’intelligence artificielle et doit adapter sa structure pour rester compétitif sur le marché. Soulignons que le secteur de l'emploi est dans une phase difficile. L’Unédic, organisme gestionnaire de l’Assurance chômage, avait prévu une diminution de l’emploi en France pour l’année 2025. Selon ses estimations, environ 60 000 postes seraient supprimés dans le pays . Ce chiffre fait partie d’une tendance générale inquiétante pour le marché du travail français, avec des prévisions de chômage relativement stables dans les années à venir.
Un climat économique incertain qui impacte durement l'emploi
Le climat économique actuel en France est jugé incertain par l’Unédic, ce qui pourrait aggraver la situation de l'emploi au-delà de 2025. Le gestionnaire de l’Assurance chômage avertit que ces prévisions pourraient se détériorer davantage si la conjoncture économique ne s’améliore pas. En 2026, l’Unédic prévoit un déficit budgétaire de 1,3 milliard d’euros, un chiffre bien plus élevé que les prévisions de déficits de 300 millions pour 2025 et 400 millions pour 2026 émises précédemment.
Si l’année 2025 était particulièrement difficile, les perspectives pour 2027 sont relativement plus optimistes. L’Unédic anticipe la création de 160 000 emplois nets pour cette année-là, avec une amélioration progressive du marché du travail. Cependant, l’indemnisation du chômage ne devrait pas connaître de grands bouleversements. Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés devrait rester stable autour de 2,6 millions entre fin 2025 et fin 2026, avant une légère baisse prévue pour 2027.
Les finances de l’Unédic connaissent également un retournement de situation. Après des prévisions initiales d’un excédent de 100 millions d’euros pour 2025, l’organisme anticipe désormais un déficit important de 1,3 milliard d’euros en 2026. Cette situation financière difficile est en grande partie liée à l’impact des vents contraires économiques actuels qui influencent le financement du système d’indemnisation du chômage.
Le marché du travail en France semble donc faire face à des défis importants, avec des suppressions d’emplois importantes en 2025 et des finances publiques qui devraient se détériorer. Toutefois, une reprise semble être attendue pour les années suivantes, bien que la situation économique générale reste incertaine.








