Le marché immobilier a connu un redémarrage en 2025 après plusieurs années de baisse des transactions. Selon les derniers rapports des réseaux et fédérations immobilières, l’année 2025 devrait aboutir à environ 940 000 ventes de logements, soit une augmentation de 11 % par rapport à l’année précédente.
Bien que ce chiffre soit en deçà du record de 1,2 million de ventes atteint en 2021, il marque tout de même un rebond significatif. Ce redressement s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, les taux d’intérêt ont fluctué autour de 3 %, un niveau plus favorable que celui observé entre 2022 et début 2024, où les taux avoisinaient les 4 %, ce qui avait rendu l’accès au crédit plus difficile. En parallèle, les prix se sont stabilisés, avec quelques hausses dans les grandes villes comme Paris, Lyon et Bordeaux, et des ajustements dans certaines villes moyennes. La production de crédits a également progressé, soutenue par le Prêt à taux zéro qui a facilité l’achat des primo-accédants.

Malgré cette reprise, les experts demeurent prudents quant aux perspectives pour 2026. L’évolution du marché immobilier sera fortement influencée par les conditions d’emprunt. Les banques maintiendront-elles des taux autour de 3 % ou verront-elles une légère hausse de leurs barèmes ? Bien que certains établissements aient déjà ajusté leurs taux à la hausse, aucune tendance majeure ne se dessine pour le moment. La concurrence entre les banques reste élevée, ce qui pourrait atténuer l’impact de ces variations de taux.
Une année 2026 sous surveillance dans le secteur de l’immobilier
Les prévisions pour 2026 sont marquées par une prudence générale. Si les volumes de ventes devraient rester proches de ceux de 2025, les prix pourraient légèrement augmenter, bien que cela reste incertain. La location privée, en particulier dans les grandes villes, continue d’être une problématique majeure, avec une offre de logements à louer de plus en plus limitée. Le marché de la construction demeure incertain : la baisse des permis de construire et des mises en chantier inquiète, tout comme la tendance à l’abandon de certaines opérations immobilières pour des raisons économiques.
La question de la disponibilité de logements abordables devient un défi clé. Réhabiliter et transformer le parc existant semble une priorité, en parallèle de la nécessité de produire davantage de logements accessibles. Ce problème pourrait devenir un enjeu majeur lors des prochaines élections municipales. Les politiques publiques devront s’adapter aux besoins croissants en matière de logement, un secteur interconnecté avec d’autres domaines comme l’emploi, les transports et l’aménagement du territoire.








