Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une augmentation de la prime d’activité dans le cadre du projet de budget 2026. Cette mesure, présentée comme un soutien supplémentaire aux ménages modestes, concernerait plus de trois millions de bénéficiaires.
Selon les précisions du chef du gouvernement, la hausse devrait atteindre en moyenne 50 euros par mois. La prime d’activité, versée par la Caisse d’allocations familiales (CAF), est un complément de revenu destiné à encourager l’activité professionnelle pour les salariés aux revenus modestes. Créée en 2016, elle combine plusieurs dispositifs antérieurs et concerne à la fois les salariés à temps plein et ceux en emploi partiel.
Selon le ministère de l’Économie et des Finances, le coût total de cette revalorisation serait de l’ordre de 2 milliards d’euros par an. Cette estimation, confirmée sur BFM TV, tient compte de la hausse moyenne et de l’élargissement du nombre de foyers éligibles.
Effets économiques et sociaux de la hausse de la prime d’activité
Plusieurs économistes ont réagi à cette proposition. Certains y voient une mesure positive pour le pouvoir d’achat, mais d’autres alertent sur ses effets possibles sur le marché du travail. Selon un rapport de l’Institut des politiques publiques, une augmentation trop importante de la prime d’activité pourrait créer un « effet de seuil » décourageant la reprise d’emploi ou l’augmentation du temps de travail pour certains salariés.
Le dispositif est également critiqué pour son coût croissant pour les finances publiques. D’après le ministère du Budget, la prime d’activité représente déjà environ 11 milliards d’euros par an, avant même la hausse annoncée. L’ajout de 2 milliards supplémentaires soulève la question du financement, alors que le gouvernement a affirmé qu’il n’y aurait « aucune augmentation de la fiscalité » selon les propos tenus par Sébastien Lecornu.

Le Premier ministre a indiqué que cette revalorisation s’inscrit dans une politique de soutien au travail et non dans une logique d’assistanat. Il a précisé que la mesure serait mise en œuvre dès la première moitié de l’année 2026, avec une revalorisation automatique calculée sur la base des revenus déclarés.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tension budgétaire et de ralentissement économique. Le gouvernement souhaite préserver le pouvoir d’achat sans alourdir les charges fiscales ni remettre en cause les engagements européens en matière de déficit public. La discussion sur le financement précis de cette hausse devrait être abordée lors du prochain débat parlementaire sur le budget.








