Selon une étude menée par le comparateur LesFurets en partenariat avec CSA Research, 24 % des Français se déclarent à découvert bancaire « tous les mois ou presque ». Publiée le 16 janvier 2026, l’enquête révèle que ce phénomène touche une part croissante de la population, dans un contexte d’inflation et de pression sur le pouvoir d’achat.
Réalisée en ligne auprès de 1 007 personnes âgées de plus de 18 ans, entre le 18 et le 20 novembre 2025, l’étude montre que les Français basculent dans le rouge à partir du 18 du mois, soit deux jours plus tard qu’en 2025. Malgré ce léger décalage, la proportion de personnes concernées par un découvert bancaire augmente de deux points sur un an.
Les catégories les plus touchées sont les jeunes adultes, les locataires et les parents de jeunes enfants indique le comparateur LesFurets . Chez les 25-34 ans, 42 % déclarent être à découvert chaque mois ou presque, soit une hausse de sept points en un an. Les parents d’enfants de moins de 15 ans sont 36 % à connaître cette situation, tandis que 34 % des locataires et 31 % des 18-24 ans affirment passer dans le rouge, parfois dès le 14 du mois.

Le découvert bancaire, un indicateur du pouvoir d’achat sous tension
Cette situation s’explique en grande partie par la hausse des dépenses contraintes, comme le logement, l’énergie, les assurances ou les abonnements. Ces charges fixes pèsent de plus en plus sur les budgets, réduisant la part de revenu disponible pour les autres dépenses du mois. Plusieurs institutions économiques, dont la Banque de France, avaient déjà souligné l’an dernier la fragilité croissante des ménages face aux dépenses imprévues.
Les jeunes actifs sont particulièrement vulnérables. Le comparateur LesFurets précise que les 25-34 ans subissent de plein fouet le coût du logement et des transports, ainsi que des salaires encore modestes en début de carrière. Pour ces ménages, le recours au découvert bancaire devient une solution récurrente pour boucler la fin du mois, malgré les frais bancaires supplémentaires que cela engendre.
L’étude pointe également un effet d’usure du pouvoir d’achat sur l’ensemble des classes sociales. Si la situation est plus marquée chez les foyers modestes, elle touche désormais des ménages aux revenus moyens, qui doivent eux aussi arbitrer leurs dépenses dès la première quinzaine du mois.
Face à ce constat, les experts recommandent une meilleure gestion budgétaire et la renégociation de certains contrats (énergie, assurance, télécommunications) pour réduire les dépenses fixes. Toutefois, ces ajustements ne suffisent pas toujours à compenser l’érosion du revenu réel liée à la hausse du coût de la vie.
LesFurets et CSA Research estiment que cette tendance pourrait se poursuivre si l’inflation ne recule pas durablement. Le découvert bancaire, longtemps perçu comme ponctuel, tend désormais à s’installer comme un indicateur structurel de la situation financière des ménages français.







