Sébastien Lecornu, Premier ministre, a présenté le 16 janvier 2026 une nouvelle version du budget 2026 pour tenter de trouver un compromis à l’Assemblée nationale. Le texte, encore en négociation, doit permettre d’éviter une censure et d’obtenir le soutien des socialistes.
Il inclut plusieurs ajustements concernant le pouvoir d’achat, la fiscalité, le logement et la jeunesse. Le Premier ministre a affirmé que cette nouvelle version du budget 2026 était « différente du budget initial » et qu’elle visait à « rassembler » tout en maintenant un déficit sous la barre des 5 % du produit intérieur brut. Sébastien Lecornu a précisé que ce budget, présenté comme « responsable », devait refléter des priorités telles que le soutien au pouvoir d’achat et la réduction des dépenses publiques.
Parmi les principales mesures, la prime d’activité sera revalorisée de 50 euros en moyenne pour environ trois millions de ménages à revenus modestes. Le Premier ministre a déclaré que cette décision répondait à une « demande clairement formulée » et qu’elle visait à soutenir les travailleurs les plus exposés aux hausses de prix. Il a ajouté qu’aucune mesure ne viendrait réduire les allocations pour les personnes en situation de handicap.
Concernant la fiscalité, Sébastien Lecornu a assuré qu’il n’y aurait « aucune augmentation d’impôt pour les ménages » dans le budget 2026. Le barème de l’impôt sur le revenu, initialement gelé, sera finalement indexé sur l’inflation, et la niche fiscale dont bénéficient les retraités sera maintenue. Le gouvernement a également renoncé à toute modification du mécanisme d’abattement de 10 % sur les pensions.
Mesures sur le logement et la jeunesse dans la nouvelle copie du budget 2026
Le logement constitue un autre volet important du budget de compromis. Le gouvernement prévoit une hausse de 400 millions d’euros des moyens alloués aux bailleurs sociaux afin de soutenir la construction et la rénovation de logements à prix abordable. Sébastien Lecornu a aussi confirmé l’abandon de l’idée d’une « année blanche » pour les allocations logement, mesure envisagée dans la première version du projet.
Le Premier ministre a également annoncé la généralisation du repas universitaire à un euro pour tous les étudiants, à compter de mai 2026. Cette mesure, demandée par le Parti socialiste, s’ajoute au maintien des bourses étudiantes et au renforcement des moyens pour les universités et les organismes de recherche. Il a par ailleurs confirmé la création de 2 000 postes supplémentaires dans l’Éducation nationale pour accueillir les enfants en situation de handicap.
Le gouvernement affirme vouloir réaliser des économies dites « structurelles » sans accroître les charges des entreprises. Sébastien Lecornu a expliqué qu’augmenter les cotisations patronales reviendrait à « menacer l’emploi et la compétitivité ». Cinq ministères sur six verront leurs dépenses diminuer en 2026 par rapport à l’année précédente. Les collectivités territoriales devront également contribuer à l’effort budgétaire « dans des proportions acceptables », a-t-il ajouté, sans préciser de montant.
Les discussions avec le Parti socialiste restent en cours. Le chef du gouvernement s’est donné jusqu’à mardi pour trouver un accord. Le PS, par la voix du sénateur Patrick Kanner, a salué « des avancées réelles » tout en jugeant le texte encore insuffisant. Le parti a indiqué vouloir poursuivre le dialogue autour des questions de pouvoir d’achat, de fiscalité et de services publics.








