Le 16 janvier 2026, Sébastien Lecornu, le Premier ministre français, a annoncé une augmentation de la prime d’activité pour les travailleurs à revenus modestes.
Cette revalorisation sera de 50 euros en moyenne par mois pour trois millions de ménages. Le coût de cette mesure est estimé à environ 2 milliards d’euros par an, selon l’entourage du Premier ministre. Cette décision fait partie d’un ensemble de mesures visant à soutenir le pouvoir d’achat des Français les plus modestes.
La prime d’activité, qui est une aide financière destinée à compléter les revenus des travailleurs modestes, sera augmentée pour répondre à la demande sociale de revalorisation du pouvoir d’achat. Environ 4,81 millions de foyers bénéficient actuellement de cette prime, et la réforme permettra de soutenir particulièrement les ménages gagnant le SMIC ou un peu plus.
La prime d’activité est attribuée sous conditions de ressources et son montant dépend de la situation de chaque foyer. Elle est calculée automatiquement par la Caisse d’Allocations Familiales (Caf), qui en assure également la distribution. Cette aide concerne les travailleurs, qu’ils soient salariés ou indépendants, ainsi que les personnes en chômage partiel ou technique, si leurs ressources sont limitées.
Le gouvernement a précisé que cette mesure sera inscrite dans le projet de loi de finances pour 2026, dont l’adoption pourrait être facilitée par l’utilisation de l’article 49.3 si un consensus ne peut être trouvé au Parlement. Toutefois, le processus législatif pour finaliser le budget reste en cours, et il pourrait prendre plusieurs semaines avant d’être définitivement voté.
La revalorisation de la prime d’activité, une aide pour les travailleurs modestes
Cette revalorisation de la prime d’activité est perçue comme un soutien supplémentaire pour les ménages ayant des revenus modestes. Selon Sébastien Lecornu, la mesure vise à « faire en sorte que le travail paie plus ». Le gouvernement entend ainsi réduire les inégalités salariales en augmentant le revenu des travailleurs qui se trouvent au bas de l’échelle salariale.
Les prévisions budgétaires indiquent également que le coût total de cette mesure pour l’État pourrait atteindre environ 10,3 milliards d’euros pour l’année 2024, avec une augmentation continue des dépenses allouées à cette aide sociale depuis 2019, après les événements du mouvement des « gilets jaunes ».
Avec cette hausse de la prime d’activité, le gouvernement cherche à renforcer le soutien aux travailleurs les plus fragiles économiquement, en particulier ceux dont les salaires sont proches du SMIC. Les détails supplémentaires sur la mise en œuvre de cette revalorisation seront précisés dans les prochains mois, en lien avec les discussions budgétaires au Parlement.








