Natalité : le nombre de décès dépasse le nombre de naissance en France (Insee)

La natalité est en déclin en France. En 2025, la France comptait 69,1 millions d’habitants, avec plus de décès que de naissances et un solde migratoire positif.

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Natalité : le nombre de décès dépasse le nombre de naissance en France (Insee) . Crédit : Canva | Econostrum.info

La France traverse une crise de natalité sans précèdent. Au 1er janvier 2026, la France comptait 69,1 millions d’habitants, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Ce chiffre marque une hausse de 0,3 % par rapport à l’année précédente, soit environ 208 000 personnes supplémentaires. Cette progression est principalement due au solde migratoire positif, qui compense un solde naturel négatif, c’est-à-dire un nombre de décès supérieur à celui des naissances indique l’Insee. Pour la quatrième année consécutive, la France a enregistré davantage de décès que de naissances.

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En 2025, 678 000 enfants sont nés, tandis que 631 000 personnes sont décédées, entraînant un solde naturel de -53 000. Ce déséquilibre s’explique par la poursuite de la baisse de la natalité et par le vieillissement de la population. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,68 enfant par femme, contre 1,79 en 2023, atteignant ainsi son niveau le plus bas depuis 1994.

Natalité en déclin, population vieillissante et des disparités territoriales

Selon l’Insee, l’âge moyen de la population française continue d’augmenter et s’élève désormais à 43,6 ans. La part des personnes âgées de 65 ans ou plus atteint 22,3 % de la population totale, contre 20,5 % il y a cinq ans. Cette évolution est liée à l’arrivée à la retraite des générations du baby-boom et à l’allongement de l’espérance de vie. En 2025, celle-ci est estimée à 85,8 ans pour les femmes et à 80,2 ans pour les hommes, en légère progression par rapport à 2024.

La répartition démographique reste inégale selon les territoires. L’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie concentrent la majorité de la croissance démographique, tandis que certaines régions comme la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est continuent de perdre des habitants. L’Insee précise que la population métropolitaine représente 64,9 millions de personnes, tandis que les départements et régions d’outre-mer rassemblent 2,2 millions d’habitants.

Le rapport de l’Insee met également en avant un ralentissement de la natalité dans toutes les tranches d’âge. Le nombre de naissances issues de mères âgées de moins de 30 ans diminue, tandis que celui des mères âgées de 35 à 39 ans reste stable. Cette évolution reflète un recul de l’entrée en maternité et une transformation durable des comportements familiaux.

Enfin, malgré le solde naturel négatif, la population française continue de croître grâce au solde migratoire, estimé à +161 000 personnes pour 2025. Ce facteur explique la hausse globale de la population, permettant à la France de rester le pays le plus peuplé de l’Union européenne, devant l’Allemagne.

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