À partir du 1er février, le prix repère du gaz naturel en France connaîtra une baisse de 3,24 %, une bonne nouvelle pour les consommateurs. Cette baisse fait passer le prix du kilowattheure (kWh) sous la barre des 10 centimes, à 0,09867 €/kWh TTC, un niveau non observé depuis juin 2024.
Le prix plus bas s’explique par la diminution des coûts sur le marché européen du gaz, et notamment les stocks européens qui sont bien remplis pour la saison hivernale. Pour un ménage moyen qui consomme 11 200 kWh par an pour le chauffage, la facture annuelle pourrait théoriquement baisser de 36 € grâce à cette baisse des prix. Les petits consommateurs, utilisant cette énergie pour la cuisson ou l’eau chaude, verront également une baisse, bien que plus modérée, avec un tarif du kWh qui chute de 2,47 % pour se fixer à 0,12926 € TTC.

Cependant, cette baisse du prix ne compense pas entièrement l’augmentation des coûts fixes survenue au 1er janvier 2026. En effet, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a appliqué une revalorisation significative des frais d’abonnement. Pour les foyers utilisant le gaz pour le chauffage, l’abonnement annuel est passé de 330,80 € à 343,90 €, soit une augmentation de 13 €, qui réduit l’impact de la baisse du prix du gaz sur la facture globale. Les ménages utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude ont également observé une hausse similaire, avec un abonnement annuel passant de 134,14 € à 147,24 €.
Les perspectives du marché du gaz en 2026
Bien que les prix du gaz connaissent une baisse en février 2026, cette évolution ne suffit pas à compenser la hausse des frais fixes, qui pèsent lourdement sur les budgets des consommateurs. Ces hausses sont dues en partie à la nécessité de financer les coûts commerciaux des fournisseurs et à la promotion du biogaz, des facteurs qui se répercutent sur les abonnements des utilisateurs. Par conséquent, pour un certain nombre de ménages, la baisse du prix du kWh n’entraîne pas une réduction nette de la facture globale.
Cette situation s’inscrit dans un contexte où le marché du gaz est caractérisé par une dynamique complexe, influencée par les coûts d’acheminement, les taxes et les contributions écologiques, qui continuent d’augmenter. La CRE prévoit également des hausses des tarifs d’acheminement pour le 1er avril 2026, qui devraient affecter l’ensemble des consommateurs. Ces hausses logistiques et fiscales risquent d’engendrer une augmentation globale de 0,3 % sur le prix final du gaz pour les ménages.
En résumé, bien que le prix repère du gaz soit en baisse en février 2026, les consommateurs devront continuer de faire face à des frais fixes importants. La revalorisation de l’abonnement et les futures augmentations des coûts d’acheminement soulignent la complexité du marché de l’énergie pour les ménages français en 2026. Les hausses logistiques et fiscales prévues pour le printemps pourraient limiter les bénéfices de la baisse des prix de la molécule de gaz.








