Thierry Cotillard, président du groupe Les Mousquetaires, a exprimé des inquiétudes concernant les hausses de prix demandées par certains industriels. Lors de son passage sur RTL, il a dénoncé des augmentations de prix jugées excessives, en particulier dans le secteur du chocolat et du café.
Ces hausses interviennent alors que les négociations sur les prix entre distributeurs et industriels ont débuté le 1er décembre 2025 et se poursuivent jusqu’à la fin février 2026. Le président d’Intermarché a souligné que, bien que certains produits connaissent des hausses, l’inflation globale sera relativement contenue en 2026, avec une estimation de hausse des prix ne dépassant pas 1 %.
Thierry Cotillard a précisé sur RTL que plusieurs produits bénéficient d’une baisse de prix, tels que les shampoings, les lessives, ainsi que du verre et du plastique. En outre, les prix de certaines matières premières, qui avaient connu une inflation importante ces dernières années, comme le blé, sont désormais en recul. Cela se reflète également sur les prix des pâtes et de la farine, qui devraient eux aussi diminuer. Ces évolutions montrent un climat de négociation plus serein entre distributeurs et industriels.
Des hausses des prix jugées excessives dans certains secteurs
Cependant, des hausses importantes demeurent, notamment pour le café, où les industriels demandent une augmentation des tarifs de 10 à 12 %. Thierry Cotillard a justifié cette hausse par la pénurie actuelle de café, mais il a également souligné que certaines demandes d’augmentation étaient excessives, notamment dans le secteur du chocolat. Certains industriels proposent des hausses allant de 10 à 20 %, ce que Thierry Cotillard a jugé « non raisonnable ». Il a noté que, contrairement à l’année précédente, les tarifs du sucre et du cacao avaient baissé, ce qui rendait ces hausses particulièrement difficiles à justifier.

Afin de faire pression sur les industriels, le patron d’Intermarché a indiqué qu’il n’hésiterait pas à retirer certains produits des rayons si nécessaire, comme l’a fait Leclerc. Selon lui, si les prix ne sont pas réajustés de manière raisonnable, cela pourrait devenir une option incontournable pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.
Thierry Cotillard a également évoqué l’impact de l’accord UE-Mercosur sur les producteurs français, assurant que les produits en provenance des pays signataires de cet accord ne seraient pas vendus dans les magasins Intermarché. Il a réaffirmé la nécessité de soutenir l’agriculture française et de garantir la transparence concernant l’origine des produits mis en vente. Thierry Cotillard appelle donc à un équilibre entre les hausses tarifaires et le respect du pouvoir d’achat des consommateurs, tout en soulignant l’importance de soutenir l’agriculture locale et de réguler les prix de manière juste.








