Impôts : bonne nouvelle pour les contribuables, l’indexation du barème à l’inflation rétablie en commission

Les députés rétablissent en comission l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation en 2026.

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Impôts : bonne nouvelle pour les contribuables, indexation du barème à l'inflation rétablie . Crédit : Stock.adobe | Econostrum.info

Le 8 janvier 2026, la commission des Finances de l’Assemblée nationale a rétabli l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation. Cette décision a été prise lors de la reprise des débats sur le projet de budget de l’État pour 2026.

Comme lors de la première lecture en automne 2025, les députés ont rejeté l’idée de geler ce barème, ce qui aurait entraîné une augmentation des impôts pour certains Français, tout en permettant de réaliser des économies pour le rétablissement des comptes publics.

Véronique Louwagie, députée des Républicains, a souligné l’importance de ne pas augmenter les impôts et a précisé que l’objectif était de diminuer les impôts à terme. L’amendement adopté propose une indexation du barème à un taux de 1,1%. Initialement, le gouvernement avait proposé un gel total du barème, mesure qui devait rapporter deux milliards d’euros. En revanche, le Sénat avait suggéré de ne revaloriser que la tranche la plus basse du barème.

D’autres ajustements d’impôts dans le projet de loi de finances

Le vote en commission n’est pas encore définitif, car il doit être confirmé lors de la prochaine lecture dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Ce vote intervient après l’échec de la conciliation entre députés et sénateurs fin décembre 2025 concernant le projet de loi de finances.

Outre le rétablissement de l’indexation, la commission des Finances a également voté en faveur de la prolongation de la contribution différentielle sur les hauts revenus jusqu’à ce que le déficit public repasse sous les 3% du PIB. En revanche, les députés ont supprimé la création d’une taxe sur les holdings patrimoniales, dont le rendement avait été réduit par les sénateurs. Éric Coquerel, président Insoumis de la commission des Finances, a estimé que cet article ne serait pas bénéfique pour les finances publiques et a demandé son rejet.

Le groupe socialiste a également proposé d’élargir l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour y inclure la « fortune financière non professionnelle », y compris les assurances-vie. Philippe Brun, député socialiste, a plaidé en faveur d’un impôt sur le patrimoine financier.

Difficultés autour de la taxation des entreprises

Concernant la taxation des entreprises, aucun compromis n’a été trouvé sur l’augmentation de la surtaxe sur les bénéfices. Le gouvernement avait initialement proposé une surtaxe de 4 milliards d’euros pour 2026, contre 8 milliards en 2025, mais les sénateurs l’ont réduite à zéro. En commission, les députés ont repoussé tous les amendements visant à augmenter cette surtaxe. Le groupe Rassemblement National a voté contre toutes les propositions, avec Hélène Laporte soulignant que son groupe avait fait échouer l’accord entre les macronistes et les socialistes.

Le projet de loi de finances pour 2026 continue donc de susciter des débats intenses au sein de l’Assemblée nationale, avec des discussions sur les recettes fiscales et les dépenses publiques qui s’annoncent encore complexes.

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