Crédit d’impôt de janvier 2026 : pourquoi certains foyers ne toucheront pas l’argent promis

En janvier 2026, de nombreux foyers français risquent de ne pas recevoir l’avance de crédit d’impôt attendue, en raison de changements dans les critères d’éligibilité.

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Crédit d'impôt de janvier 2026 : pourquoi certains foyers ne verront pas l'argent promis. Crédit : Canva | Econostrum.info

Chaque début d’année, des millions de foyers français comptent sur l’avance de crédit d’impôt, une aide bien accueillie pour alléger les premiers mois de l’année. Cependant, en janvier 2026, cette aide risque de ne pas tomber comme prévu, créant confusion et déception chez certains contribuables.

L’avance de crédit d’impôt permet aux foyers de bénéficier d’une partie de leurs crédits et réductions d’impôt avant le calcul définitif de l’impôt annuel. Ce mécanisme, instauré avec le prélèvement à la source, a pour objectif de réduire le décalage entre les dépenses engagées et leur prise en compte dans le calcul de l’impôt. Concrètement, cette avance est censée représenter 60 % des crédits et réductions d’impôt que les foyers déclarent, sur la base des dépenses effectuées en 2024 et déclarées au printemps 2025.

Crédit d'impôt de janvier 2026 : pourquoi certains foyers ne toucheront pas l'argent promisPin

En janvier 2026, près de 9 millions de foyers sont supposés recevoir cette avance. Mais certains foyers risquent de ne pas voir cet argent, pour des raisons liées aux types de dépenses prises en compte ou à l’historique des crédits d’impôt. L’avance de janvier 2026 est calculée sur les crédits de 2024, et seuls certains types de crédits y ont droit.

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Quels crédits sont concernés ?

Les crédits éligibles à cette avance incluent des dépenses telles que l'emploi à domicile, les frais de garde d’enfants, les réductions pour la dépendance, ainsi que certaines dépenses liées à des investissements locatifs (Pinel, Duflot, Scellier, etc.). Cependant, certaines dépenses ne sont pas prises en compte immédiatement. Par exemple, une première année de dépense pour des dispositifs comme la loi Pinel ne permet pas de percevoir l’avance en janvier ; l’avantage fiscal sera versé en totalité à partir de l’été suivant.

De plus, la réduction pour les frais de scolarité n’est pas éligible à l’avance de janvier, et sera remboursée en une seule fois durant l’été. Autre exception notable : l’avance immédiate Urssaf pour les services à la personne, qui pourrait réduire ou annuler l’acompte de janvier si le crédit est déjà compensé sur les factures.

Les risques de confusion et les conséquences pour les contribuables

Ce système peut entraîner des incompréhensions. De nombreux foyers s’attendent à recevoir leur avance en janvier, mais risquent de se retrouver sans ce versement, s’ils ne respectent pas les conditions d’éligibilité. Cette situation pourrait être particulièrement frustrante pour les ménages qui comptaient sur cette aide pour équilibrer leur budget en début d’année. Si le crédit d’impôt ne tombe pas comme prévu, les contribuables devront patienter jusqu’à l’été pour recevoir leur remboursement intégral, ce qui peut causer un déséquilibre financier pour certaines familles.

Que faire pour éviter les mauvaises surprises ?

Pour éviter toute confusion, il est conseillé aux foyers de vérifier leur éligibilité avant le 15 janvier 2026. S’assurer que les dépenses effectuées sont bien prises en compte pour l’avance, et consulter les services fiscaux en cas de doute, sont des mesures préventives essentielles pour éviter les mauvaises surprises. Les foyers peuvent également suivre l’avancement de leur situation en se connectant à leur espace personnel sur le site des impôts ou en contactant le service client des impôts pour plus de précisions sur les crédits d’impôt éligibles.

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