Les œufs de plus en plus rares dans les rayons : vers l’intensification de la pénurie ?

La pénurie d’œufs résulte de la grippe aviaire, des intempéries et d’une demande accrue, affectant l’approvisionnement dans les magasins.

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Œufs
Les œufs de plus en plus rares dans les rayons. Vers l'intensification de la pénurie ? Crédit : Canva | Econostrum.info

Depuis plusieurs jours, les consommateurs rencontrent des ruptures de stock dans les rayons d’œufs des magasins. Les grandes surfaces comme Super U, Franprix ou Auchan sont particulièrement touchées, avec des étagères de plus en plus souvent vides.

Bien que des tensions sur les approvisionnements existent depuis quelques mois, la situation semble s’intensifier, avec des pénuries plus marquées. Les raisons de cette situation sont multiples. En début janvier, des cas de grippe aviaire, notamment dans le Nord de la France, ont conduit à la mise en place de mesures sanitaires, affectant directement la production d’œufs.

En outre, des intempéries, comme la neige qui a perturbé le transport des marchandises, ont aggravé la situation. Yves-Marie Baudet, président de l’interprofession de l’œuf, explique : « Cette semaine, la météo fait que les œufs sont restés bloqués dans les élevages. Moi personnellement, lundi, j’avais 300 000 œufs qui devaient partir de mon élevage, ils ne sont pas partis, ils sont partis hier puisque dans mon département, les camions étaient interdits de rouler pendant 36 heures. »

Une demande accrue sur les œufs et des tensions prolongées

Au-delà de ces facteurs ponctuels, un autre problème sous-jacent alimente la pénurie. Yves-Marie Baudet note qu’« on a une consommation qui se développe depuis trois ans », avec une vente de 300 millions d’œufs supplémentaires par an. Cela a créé une pression croissante sur l’offre. Cette demande accrue est un élément clé dans la situation actuelle de rupture, alors que les capacités de production ont du mal à suivre ce rythme soutenu. La demande de produits à base d’œufs, comme les gâteaux ou les pâtisseries, connaît également une augmentation importante, exacerbant les tensions sur le marché.

En plus des difficultés liées à l’augmentation de la demande, le secteur fait face à une problématique logistique liée aux conditions climatiques. La neige qui est tombée sur certaines régions a perturbé les livraisons, aggravant les ruptures de stock. Le transport des œufs a ainsi été retardé dans plusieurs départements, comme l’explique Yves-Marie Baudet. Le secteur souffre donc d’une double pression : une demande plus forte et des conditions météorologiques défavorables.

Pour faire face à cette situation, un vaste plan national visant à augmenter le nombre de poules pondeuses a été mis en place. Selon Yves-Marie Baudet, les effets de ce plan devraient être visibles à partir de juin prochain, avec une amélioration progressive de l’approvisionnement. Ce plan vise à soutenir la production d’œufs à long terme et à éviter que les pénuries ne se prolongent indéfiniment.

En attendant, la tension sur les stocks persiste, et certains consommateurs, comme Malika, constatent une raréfaction notable du produit dans les magasins. « Quand je suis arrivée, le magasin était presque vide. Il n’y avait pas grand-chose, surtout des œufs », rapporte-t-elle, sur Franceinfo soulignant l’ampleur de la situation.

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