Pour acquérir un bien immobilier ou concrétiser un projet de construction, il est courant de contracter un emprunt. Cependant, dans certaines situations, des solutions de financement supplémentaires s’avèrent nécessaires. Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) en constitue une option pertinente. Ce dispositif offre également la possibilité d’effectuer un lissage des prêts, permettant ainsi d’optimiser l’ensemble de votre montage financier. La question se pose alors : comment concilier l’utilisation de ces différentes formes de financement tout en les adaptant au mieux à vos capacités de remboursement ?
Comprendre le PTZ
Avant d’utiliser un simulateur ptz, il est important d’en comprendre le fonctionnement. Le PTZ ou Prêt à Taux Zéro est un dispositif d’aide financé par l’État. Il permet aux primo-accédants d’acheter ou de construire une résidence principale. La particularité du PTZ est qu’il ne présente pas d’intérêts et de frais (frais de dossier et d’expertise). Il est possible de souscrire un Prêt à Taux Zéro auprès d’une banque ayant signé une convention avec l’État.
Il est important de noter que le Prêt à Taux Zéro (PTZ) ne couvre pas toujours l’intégralité du financement d’une acquisition immobilière. Dans ce cas, un apport financier supplémentaire est requis. Vous pouvez alors contracter un emprunt immobilier. Une fois que les deux financements sont en place, l’organisme prêteur a la possibilité de procéder à un lissage. Cela vise à harmoniser les échéances de remboursement. Cette approche est particulièrement recommandée pour les personnes achetant leur première résidence principale.
Pourquoi opter pour un lissage ?
Il faut savoir qu’avec un PTZ et crédit immobilier, le lissage permet d’harmoniser les mensualités. Dans le cas d’un PTZ, le remboursement ne commence qu’après la 5ᵉ, la 10ᵉ ou la 15ᵉ année. Cette période de différé est particulièrement avantageuse. Le lissage permet donc de :
- Optimiser votre capacité d’emprunt ;
- Limiter votre taux d’endettement ;
- Bénéficier de la même mensualité sur toute la durée de remboursement, même avec la combinaison de plusieurs prêts ;
- Maximiser votre pouvoir d’achat.
Comment maximiser votre lissage de prêts ?
Afin d’optimiser votre montage financier en harmonisant les échéances entre le prêt à taux zéro (PTZ) et le crédit immobilier, il est nécessaire de prendre certaines précautions. Premièrement, assurez-vous de souscrire une assurance emprunteur. Votre établissement bancaire pourrait exiger cette couverture avant de vous accorder votre second prêt. De plus, il est judicieux de comparer les différentes offres disponibles avant de prendre votre décision. Enfin, pour rassurer l’institution financière, envisagez de présenter un apport personnel substantiel.
Comment faire une simulation de lissage de prêt ?
Dans un premier temps, il faut se rendre sur un simulateur de lissage de prêt. Il faudra ensuite renseigner des informations clés, à savoir le montant de votre emprunt, le taux d’endettement, le nombre d’années prévues pour le remboursement, les mensualités ainsi que la durée de remboursement.
Voici un exemple de simulation avec un lissage. Une famille décide d’acheter un bien immobilier. Pour cela, elle emprunte une somme de 160 000 euros à rembourser sur 300 mois, plus exactement 25 ans.
À cela s’ajoute le Prêt à Taux Zéro de 40 000 euros. Avec la solution de lissage, la famille n’aura pas à rembourser le PTZ pendant les 10 premières années. Avec une mensualité de 333 euros sur le PTZ et de 784 euros pour le prêt principal, il faudra payer 1 117 euros au total à partir du 121ᵉ mois. Au final, la somme du capital remboursé sera de 200 000 euros.
Il peut s’avérer complexe de présenter clairement le fonctionnement d’une modélisation de lissage de prêt. C’est la raison pour laquelle l’utilisation d’un outil de simulation est fortement conseillée. Il est important de souligner que le lissage de prêt est distinct du regroupement de crédits. Par ailleurs, le Prêt à Taux Zéro ne peut pas être inclus dans une opération de rachat de crédits, car il n’implique pas le versement d’intérêts.








