Alors que les températures chutent, les ménages surveillent de près le prix du fioul. Le marché reste instable, entre fluctuations quotidiennes et incertitudes sur la suite. La tendance reste difficile à lire.
Ce vendredi 2 janvier, les prix affichés sur les principales plateformes de distribution enregistrent de faibles variations. Sur Fioulreduc, le tarif atteint 1 102 euros pour 1 000 litres, contre 1 101 euros la veille. Une hausse d’un euro seulement, mais qui confirme une tendance à la remontée entamée en fin d’année. Chez Fioulmarket, le prix reste inchangé d’un jour sur l’autre, à 1 091 euros. Sur Prixfioul, la progression se poursuit : le tarif moyen atteint désormais 1 106 euros, contre 1 105 euros jeudi.
Une évolution difficile à anticiper
L’évolution des prix du fioul demeure incertaine. Deux facteurs majeurs en déterminent la trajectoire : la demande et les cours du pétrole brut. En cette période hivernale, la demande dépend largement de la météo. Un épisode de froid prolongé peut provoquer une hausse soudaine des achats, alors qu’un redoux rapide peut inverser la dynamique.
En parallèle, les cours du pétrole restent volatils. Depuis début janvier, les marchés alternent entre hausses et baisses, portés par des signaux économiques contradictoires et un contexte géopolitique tendu. D’après les données de Prixdubaril, le Brent (référence européenne) est actuellement coté à 61,33 dollars, tandis que le WTI (indice américain) s’échange à 57,90 dollars. Ce manque de stabilité complique toute projection à court terme, aussi bien pour les distributeurs que pour les consommateurs.

Des écarts notables selon les régions
Les prix du fioul varient également selon les territoires. Selon les données de Fioulreduc, à la date de ce vendredi, le Limousin affiche les tarifs les plus élevés avec 1 147 euros les 1 000 litres, suivi par la Lorraine à 1 134 euros. Ces niveaux s’expliquent notamment par des coûts logistiques élevés et une forte demande locale en période de chauffage.
À l’inverse, la Bretagne reste la région la moins chère, avec un tarif de 1 074 euros, devant le Nord–Pas-de-Calais à 1 076 euros, et la Bourgogne à 1 086 euros. Ces écarts reflètent la proximité des dépôts, le volume de distribution et les conditions locales d’approvisionnement. En l’absence de signaux clairs sur l’évolution des températures ou sur la stabilité des marchés pétroliers, les prix du fioul devraient continuer à fluctuer légèrement.









