Les tarifs du fioul domestique progressent ce dimanche matin, à mesure que les températures s’orientent à la baisse. Dans un contexte de demande en hausse, les hausses s’installent progressivement chez plusieurs distributeurs. La tendance reste contrastée selon les régions et les acteurs du marché.
En ce 9 novembre, les prix du fioul marquent une hausse sensible chez certains distributeurs. D’après les données de Prixfioul, le tarif moyen pour 1 000 litres atteint désormais 1 136 euros, soit 6 euros de plus que la veille. Du côté de Fioulmarket, les tarifs restent inchangés à 1 141 euros, tandis que Fioulreduc affiche un prix moyen de 1 129 euros, en progression de 2 euros par rapport à samedi matin.
Cette évolution reste mesurée, mais elle témoigne d’un frémissement sur un marché qui réagit généralement aux premières tensions de l’hiver. Le niveau de la demande, combiné à une offre encore fluide, influence directement ces premiers ajustements. Les écarts constatés entre plateformes soulignent l’absence d’un mouvement uniforme à l’échelle nationale.
De fortes disparités selon les régions
Malgré une relative stabilité globale, les différences régionales restent marquées. Selon Fioulreduc, c’est en Provence-Alpes-Côte d’Azur que le prix est le plus bas, avec 1 096 euros pour 1 000 litres. La Basse-Normandie suit à 1 100 euros, juste devant l’Île-de-France, où le tarif moyen s’établit à 1 101 euros.
À l’inverse, les régions du nord et du centre de la France affichent les niveaux les plus élevés. Le Nord–Pas-de-Calais et le Centre atteignent 1 161 euros, suivis par l’Alsace à 1 158 euros et la Lorraine à 1 156 euros. Ces écarts peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs : éloignement des dépôts logistiques, densité du réseau de distribution, demande plus soutenue localement, ou encore conditions spécifiques de livraison.

Des prix du fioul sous influence directe de la demande et du pétrole
À court terme, l’évolution des tarifs dépendra de deux leviers principaux : l’augmentation de la demande saisonnière et le niveau des cours pétroliers mondiaux. Alors que l’hiver s’installe progressivement, la consommation de fioul pourrait croître rapidement, notamment dans les foyers non raccordés au gaz naturel. Une météo plus froide que prévue aurait un effet direct sur les quantités commandées.
Sur les marchés, les prix du brut demeurent pour l’instant stables. Le baril de Brent, référence européenne, oscille autour de 63,63 dollars, tandis que le WTI américain se situe à 59,75 dollars. Cette stabilité pourrait toutefois ne pas durer. Les incertitudes géopolitiques, les décisions de l’OPEP ou encore les tensions commerciales pèsent sur l’équilibre fragile des marchés.








