Salaires : quelles hausses possibles en 2026, secteur par secteur

Les prévisions pour 2026 annoncent des hausses de salaires modérées et inégalement réparties selon les secteurs.

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Salaires : quelles hausses possibles en 2026, secteur par secteur. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Alors que l’inflation ralentit et que le contexte économique reste incertain, les questions autour du salaire reprennent de l’importance dans les entreprises. À l’approche des négociations de début d’année, salariés comme employeurs s’interrogent sur les marges de manœuvre possibles pour 2026.

Selon les projections de plusieurs cabinets spécialisés, les hausses de salaire attendues en 2026 devraient se situer entre 1,5 % et 2,2 % en moyenne. Le cabinet PageGroup prévoit une progression comprise entre 1,5 % et 2 %, tandis que Robert Half affiche une estimation légèrement plus optimiste à 2,16 %.

Ces chiffres marquent une rupture avec les années 2022 et 2023, où les tensions sur le marché de l’emploi et l’inflation avaient entraîné des revalorisations plus significatives. Désormais, les employeurs se montrent plus prudents, dans un climat marqué par la crise politique, les incertitudes économiques et un marché du travail moins tendu qu’auparavant.

De fortes disparités dans les augmentations de salaires selon les secteurs

Le rythme des augmentations variera fortement selon les domaines d’activité. D’après les données de Robert Half rapportées par Moneyvox, le secteur des ressources humaines pourrait bénéficier d’une hausse moyenne de 5,87 %, avec des progressions à deux chiffres pour certains postes stratégiques, comme les responsables rémunération, les chargés de formation ou de recrutement.

À l’inverse, les secteurs de l’informatique (0,89 %) et de la comptabilité-finance (0,77 %) devraient connaître des revalorisations plus faibles, même si certains métiers très spécialisés continueront d’attirer des profils rares et recherchés. Les domaines de l’énergie, de l’aéronautique, de la défense et de la logistique offriront plus de latitude pour négocier, en raison des besoins croissants et de la technicité des fonctions.

Des niches émergentes, telles que la décarbonation, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ou les nouvelles énergies, pourraient également générer des hausses ciblées.

Des leviers à activer au-delà du salaire

Au-delà de la revalorisation directe, les salariés pourront aussi actionner d’autres leviers lors des entretiens. Certains employeurs envisagent des primes exceptionnelles ou une plus grande flexibilité organisationnelle, comme l’extension du télétravail ou des aménagements horaires.

À partir du 7 juin 2026, une directive européenne sur la transparence des rémunérations entrera en vigueur. Elle permettra à tout salarié de demander des informations sur les niveaux de salaire moyens par poste et par sexe dans son entreprise, ainsi que sur les critères d’évolution salariale. Cette mesure pourrait renforcer les arguments lors des négociations individuelles.

Un pouvoir de négociation qui dépendra du profil

La capacité à obtenir une hausse dépendra donc largement du secteur, du poste, du niveau de spécialisation et du rapport de force dans l’entreprise. Dans les grandes structures, certaines directions – comme celle de BNP Paribas récemment – refusent encore toute augmentation générale, comme l’a indiqué la CFDT à l’issue des dernières négociations annuelles.

Pour les salariés, il s’agira donc d’anticiper, de se positionner sur les compétences attendues et de s’appuyer sur les données disponibles pour étayer leurs demandes. Dans un environnement où la prudence reste de mise, la préparation sera un facteur décisif.

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