Les automobilistes constatent depuis quelques jours une hausse des prix des carburants. Cette évolution est directement liée au rebond du cours du pétrole sur les marchés internationaux, dans un contexte marqué par de nouvelles tensions géopolitiques.
Les relevés du jour de Carbu.com montrent que le sans plomb 98 (E5) a atteint 1,785 euro le litre, en hausse de 0,6 centime (+0,30 %) sur une semaine et en baisse de 3,7 centimes (-2,00 %) sur un mois. Le Super 98 (E10) reste stable à 1,897 euro le litre, sans variation récente. Le sans plomb 95 (E5) est à 1,710 euro le litre, en progression de 1,1 centime (+0,60 %) sur une semaine et en recul de 0,6 centime (-0,30 %) sur un mois.
Quant au sans plomb 95 (E10), il affiche 1,686 euro le litre, avec une hausse de 0,6 centime (+0,40 %) sur une semaine et une baisse de 4 centimes (-2,30 %) sur un mois.
Le bioéthanol E85, qui reste le carburant le moins cher du marché, s’établit à 0,743 euro le litre, en léger repli de 0,2 centime (-0,30 %) sur une semaine et de 1,1 centime (-1,50 %) sur un mois.
Le gazole (B7), de son côté, enregistre la plus forte hausse, à 1,629 euro le litre, soit 3,3 centimes de plus (+2,10 %) sur une semaine. Sur un mois, il recule toutefois de 3,6 centimes (-2,20 %). Enfin, le GPL est à 0,965 euro le litre, en baisse de 0,7 centime (-0,70 %) sur une semaine et de 0,9 centime (-0,90 %) sur un mois, tandis que le GNV reste stable à 1,078 euro le litre.
Les nouvelles tensions géopolitiques qui ravivent la hausse des cours du pétrole
Les marchés pétroliers connaissent depuis plusieurs semaines un regain de volatilité. L’annonce de nouvelles sanctions américaines et européennes contre les géants russes Rosneft et Lukoil a ravivé les craintes d’un déséquilibre de l’offre mondiale, ce qui a immédiatement fait grimper les cours.
Selon Reuters, les investisseurs redoutent des perturbations dans les exportations de brut russe, en particulier vers l’Asie. En parallèle, la situation au Proche-Orient reste tendue, ce qui entretient une « prime de risque » sur les marchés. Les inquiétudes autour de la sécurité du détroit d’Ormuz, zone stratégique pour le transport maritime du pétrole, pèsent sur les perspectives d’approvisionnement.
L’OPEP+ joue aussi un rôle central. Ses décisions sur les quotas de production influencent directement les prix mondiaux. Une réduction prolongée de la production, combinée à une demande asiatique toujours élevée, maintient la pression sur les cours du brut.
Une explosion des tarifs des carburants est-elle à craindre ?
Les spécialistes estiment qu’une explosion massive des tarifs des carburants est improbable sauf en cas de scénario extrême impliquant une coupure majeure des flux d’exportation mondiaux, par exemple un blocus prolongé du détroit d’Ormuz ou une interruption significative de la production russe qui ne pourrait pas être compensée par d’autres pays.

Crédit : Carbu.com








