Zelensky demande aux Européens « deux à trois ans » d’aides financières de plus

Assurer la stabilité financière de l’Ukraine, estime Zelensky, c’est préserver celle de l’Europe.

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Zelensky demande aux Européens « deux à trois ans » d’aides financières de plus | Econostrum.info

Alors que la guerre en Ukraine s’enlise, Kiev cherche à garantir la pérennité de son financement. Le président ukrainien a appelé les Européens à maintenir leur engagement sur le long terme.

Volodymyr Zelensky a appelé, mardi, les pays européens à maintenir un soutien financier solide pour l’Ukraine « durant deux à trois années supplémentaires ». Le président ukrainien, qui refuse que la guerre s’éternise, veut s’assurer que son pays dispose d’un financement stable afin de poursuivre sa défense face à l’armée russe, toujours active dans l’est, notamment autour de Pokrovsk.

Le responsable mise sur une initiative portée par la Commission européenne : l’utilisation progressive des avoirs russes gelés pour financer un prêt de grande ampleur à Kiev. L’idée, encore en discussion, serait d’emprunter 140 milliards d’euros auprès d’Euroclear, à Bruxelles, avant de les reverser à l’Ukraine. Ce mécanisme inédit garantirait une continuité de ressources sans alourdir davantage les budgets nationaux des États membres.

Une solidarité qui pèse sur les économies européennes

Depuis 2022, l’Union européenne a déboursé plus de 90 milliards d’euros d’aide économique et près de 64 milliards d’aide militaire pour soutenir Kiev. Ces montants traduisent une solidarité sans précédent, mais leur prolongation soulève des interrogations, notamment dans un contexte budgétaire tendu. En France, comme dans plusieurs pays européens, la croissance stagne, les dépenses publiques explosent et les marges de manœuvre budgétaires se réduisent.

Paris, qui participe à hauteur de plusieurs milliards à l’effort collectif, doit composer avec une dette publique proche de 110 % du PIB et des tensions sur les finances publiques. Alors que le gouvernement cherche à contenir le déficit, la prolongation du soutien à l’Ukraine pour deux ou trois ans supplémentaires pourrait rallumer les débats politiques sur la priorité des dépenses.

Malgré ces contraintes, la plupart des dirigeants européens jugent qu’un désengagement serait plus coûteux encore, en fragilisant la sécurité du continent. À Stockholm, Ursula von der Leyen et les pays nordiques ont affiché leur confiance quant à la capacité de l’Union à financer durablement Kiev, tout en répartissant équitablement les efforts entre États membres.

Pour Zelensky, cet engagement prolongé n’est pas seulement une question de solidarité, mais une nécessité stratégique. Assurer la stabilité financière de l’Ukraine, dit-il, c’est préserver celle de l’Europe.

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