Jours de fractionnement : le congé « bonus » que les salariés oublient de demander

Et si vous pouviez gagner deux jours de congé en plus, simplement en décalant vos vacances ?

Publié le
Lecture : 2 min
Jours de fractionnement
Jours de fractionnement : le congé « bonus » que les salariés oublient de demander - Crédit : CGT | Econostrum.info

Chaque année, des millions de salariés laissent filer les jours de fractionnement. Ce dispositif, inscrit dans le Code du travail depuis les années 1970, permet à certains employés de bénéficier d’un à deux jours de congés supplémentaires sans aucune négociation particulière.

Le principe est simple : lorsqu’un salarié ne prend pas toutes ses vacances pendant la période habituelle (à savoir de mai à octobre), il peut récupérer un petit bonus s’il reporte une partie de ses congés après cette date. En clair, partir en novembre ou en hiver peut rapporter davantage de jours qu’on ne le pense.

Les textes prévoient, en effet, que dès trois jours de congé principal posés après le 31 octobre, un ou deux jours supplémentaires peuvent être accordés. Cela concerne tous les salariés, sans distinction de statut ni d’ancienneté, à condition d’avoir déjà pris au moins douze jours consécutifs durant l’été.

Une précision importante : la cinquième semaine de congés payés, souvent utilisée pendant les fêtes, ne compte pas dans ce calcul. Ce petit bonus vise uniquement la période principale des congés annuels.

Comme le rappelle le Journal du Geek, ce droit n’est pas réservé à une catégorie particulière. Il suffit simplement de respecter les conditions légales et de ne pas avoir renoncé par écrit à cet avantage, car certains employeurs demandent parfois une renonciation volontaire.

Pourquoi ce dispositif existe toujours

L’idée n’est pas nouvelle : dès sa création, le système du fractionnement visait à éviter les départs massifs en été, une période où les entreprises tournaient souvent au ralenti. En encourageant les salariés à étaler leurs congés sur l’année, le législateur cherchait à mieux répartir les absences tout en offrant une contrepartie attractive.

Aujourd’hui, cette logique reste d’actualité. Dans un contexte où la qualité de vie au travail et la souplesse des congés sont devenues des priorités, ce mécanisme trouve un second souffle. Reporter quelques jours en hiver peut être non seulement stratégique, pour profiter de tarifs plus bas ou d’une ambiance plus calme, mais aussi avantageux sur le plan personnel.

Pourtant, rares sont les employés qui y pensent, souvent par méconnaissance. Ce congé « bonus » n’est pas automatique. Il faut parfois le réclamer ou le signaler au service RH, surtout dans les entreprises où le sujet n’est pas évoqué.

Laisser un commentaire

Partages