Fini le temps où les pneus « M+S » suffisaient. Depuis la saison dernière, seuls les pneus hiver certifiés « 3PMSF » (Three Peak Mountain Snow Flake) sont acceptés. Ce marquage, reconnaissable à un flocon de neige encadré dans une montagne à trois pics, atteste d’une meilleure adhérence sur chaussée enneigée ou verglacée. À défaut, les automobilistes devront obligatoirement disposer de chaînes ou de chaussettes à neige prêtes à être installées.
Les départements concernés par l’obligation des pneus neige
Les départements concernés sont l’Ain, l’Allier, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, l’Ariège, l’Aude, l’Aveyron, le Cantal, le Doubs, la Drôme, la Haute-Garonne, l’Isère, le Jura, la Loire, la Haute-Loire, la Lozère, la Moselle, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Rhône, la Haute-Saône, la Savoie, la Haute-Savoie, le Tarn, le Var, le Vaucluse, les Vosges et le Territoire de Belfort.
Jusqu’ici, les forces de l’ordre faisaient preuve de compréhension envers les retardataires. Mais cette fois, les contrôles seront renforcés et la bienveillance, beaucoup plus rare. Le site officiel Service-Public.fr rappelle que tout manquement expose le conducteur à une amende de 4e classe, soit 135 euros, ainsi qu’à une immobilisation du véhicule si les conditions météo rendent la circulation dangereuse.
Cette mesure vise avant tout à renforcer la sécurité sur des routes où les risques d’accidents se multiplient chaque hiver. Les autorités espèrent ainsi éviter les blocages à répétition observés lors d’épisodes neigeux soudains, notamment sur les grands axes menant aux stations de ski.
Un risque d’assurance en cas d’accident
Mais au-delà de la contravention, un autre danger guette les automobilistes mal équipés : celui de ne pas être indemnisés par leur assurance en cas d’accident. Comme le souligne Auto Plus, un assureur peut exiger la preuve que le véhicule respectait bien les obligations de la loi Montagne. Si ce n’est pas le cas, la prise en charge des dommages peut être partiellement, voire totalement refusée.
Conduire sans équipement adéquat, c’est donc risquer à la fois une amende, une immobilisation et un reste à charge conséquent après un sinistre. Un triple cumul que les conducteurs auraient tort de négliger.








