Depuis quelques semaines, une rumeur selon laquelle certains retraités Agirc-Arrco pourraient recevoir un « 13ᵉ mois » pour compléter leur pension circule avec insistance sur les réseaux sociaux. Face à l’inflation et à la hausse du coût de la vie, ces informations ont rapidement suscité espoir et confusion. Qu’en est-il ?
Face à cette information douteuse, l’Agirc-Arrco, qui gère la retraite complémentaire de millions de Français, a tenu à rappeler les règles en vigueur. Dans un communiqué officiel, l’organisme précise qu’aucune prime d’été n’est versée. Les pensions complémentaires sont payées chaque mois, le premier jour ouvré, selon un calendrier fixe publié à l’avance. Il n’existe ni versements supplémentaires, ni bonus saisonnier, ni quelconque « 13ᵉ mois » pour la majorité des retraités.
L’origine de cette fake-news
La confusion autour du 13ᵉ mois provient d’une exception spécifique : certaines pensions de réversion, destinées aux veufs et veuves, ont été revalorisées en 2025, offrant un versement équivalent à un 13ᵉ mois sous conditions. Cette mesure concerne uniquement ce public restreint et ne doit pas être interprétée comme un avantage généralisé pour tous les retraités. Pour la grande majorité, le versement mensuel classique reste la règle.
La propagation des rumeurs s’explique également par la circulation rapide de contenus non vérifiés sur internet. Certains messages et articles parlent de « prime discrète » ou de « 13ᵉ mois masqué », mais ces affirmations n’ont aucun fondement. Même le versement de la pension de juillet, parfois interprété comme un bonus, correspond simplement au paiement régulier prévu au calendrier.
L’Agirc-Arrco appelle les retraités à la prudence
Pour éviter toute confusion, l’Agirc-Arrco conseille aux retraités de se référer aux sources officielles et de contacter directement l’organisme en cas de doute. La seule modification possible reste la revalorisation annuelle des pensions, décidée chaque automne pour une application au 1ᵉʳ novembre. Pour 2025, le taux exact n’est pas connu, mais la hausse minimale assurée est de 0,6 %. Comme expliqué dans notre précédent article, les partenaires sociaux disposent d’une marge de manœuvre de ±0,4 point, ce qui laisse la possibilité d’une augmentation pouvant atteindre 1 % si la situation financière du régime le permet.
En résumé, malgré la circulation de fausses informations, la situation est claire : pas de prime d’été, pas de 13ᵉ mois généralisé, et des versements mensuels fiables et transparents. La vigilance et la consultation des annonces officielles restent les meilleurs moyens de se tenir informé








