La taxe foncière représente une charge importante pour les propriétaires, en particulier dans certains départements où elle connaît une hausse significative. Cependant, plusieurs situations permettent d’obtenir une exonération partielle ou totale de cet impôt local, voire un remboursement dans certains cas.
Le remboursement de la taxe foncière est possible dans des situations précises, notamment pour les propriétaires bailleurs. En effet, si un bien destiné à la location reste inoccupé pendant au moins trois mois consécutifs, le propriétaire peut demander un dégrèvement partiel de cet impôt local.
Toutefois, plusieurs conditions doivent être remplies pour en bénéficier. Tout d’abord, l’inoccupation doit durer au minimum trois mois. Ensuite, cette vacance doit être indépendante de la volonté du propriétaire, c’est-à-dire qu’il ne doit pas s’agir d’une décision personnelle de laisser le logement vide.
De plus, l’inoccupation doit concerner l’intégralité du bien ou, à défaut, une partie de celui-ci pouvant être louée séparément. Ce dégrèvement s’applique non seulement à la taxe foncière, mais aussi aux taxes annexes, telles que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
Le calcul du remboursement se fait par mois entier, à partir du premier jour du mois suivant le début de l’inoccupation, jusqu’au dernier jour du mois où celle-ci prend fin. Ce dispositif permet de réduire le montant des taxes dues, ce qui peut constituer une aide financière utile pour les propriétaires confrontés à des périodes de vacance de leur bien.
Les démarches à suivre pour obtenir le remboursement de la taxe foncière
Il est essentiel de noter que ce remboursement n’est pas automatique. Le propriétaire doit d’abord régler sa taxe foncière dans les délais habituels. En 2025, le paiement doit être effectué au plus tard le 15 octobre pour un règlement par chèque, virement ou espèces, ou le 20 octobre pour un paiement en ligne, comme l’indique Service-public.fr.
Une fois ce paiement effectué, le propriétaire peut soumettre une demande de dégrèvement auprès de son centre des Finances publiques. Cette demande doit être accompagnée des justificatifs attestant de l’inoccupation du bien, tels qu’un contrat de location ou des preuves d’absence de locataire. La demande doit impérativement être effectuée avant le 31 décembre de l’année en cours.
Si l’inoccupation s’étend sur deux années civiles distinctes, le propriétaire devra soumettre deux demandes séparées, chacune avant la fin de l’année concernée. Enfin, il est important de rappeler que tout retard de paiement entraîne une majoration automatique de 10 % du montant dû, sans possibilité de négociation.








