Avec la baisse des températures, de nombreux foyers rallument leur chauffage et s’interrogent sur le mode d’énergie le plus économique pour l’hiver. Le gaz demeure, malgré son renchérissement au cours des dernières années, l’option la plus avantageuse pour les ménages français.
Le gaz reste la première source d’énergie utilisée pour le chauffage en France. Quatre foyers sur dix y ont recours. En moyenne, le coût annuel s’élève aujourd’hui à 1 500 euros, contre 800 euros en 2020. Cette hausse de près de 90 % s’explique par la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine et par les variations du marché international. Si le tarif de l’abonnement au gaz a légèrement reculé de 1,4 % en septembre, une augmentation de la TVA intervenue cet été a partiellement annulé cette baisse.
Le prix du kilowattheure, indicateur de référence pour comparer les énergies, est estimé à environ 10 centimes d’euro pour le gaz, selon les données diffusées par TF1. Ce tarif le place en tête des solutions les plus compétitives pour les foyers, devant le fioul et l’électricité.
Le fioul, une alternative en déclin mais encore utilisée pour le chauffage
Le fioul domestique reste choisi par près de trois millions de foyers. Son coût moyen est actuellement de 1,10 euro le litre, un tarif dépendant directement du cours du pétrole brut, en repli ces dernières semaines. Cette énergie, plus onéreuse que le gaz mais encore moins coûteuse que l’électricité, connaît toutefois un recul progressif. Depuis trois ans, l’installation de nouvelles chaudières au fioul est interdite pour des raisons environnementales. Le fioul reste en effet la source de chauffage la plus polluante, ce qui explique la diminution de son usage.
Le prix de l’électricité, pour sa part, devrait se stabiliser après une hausse de 45 % en cinq ans. Son coût atteint environ 19 centimes d’euro par kilowattheure. Cette énergie peut rester compétitive uniquement dans les logements récents dotés de radiateurs performants et bien isolés, où la consommation est mieux maîtrisée.
Selon les chiffres présentés par TF1, environ quatre Français sur dix se chauffent aujourd’hui à l’électricité. Ce mode de chauffage reste privilégié dans les zones urbaines et dans les logements neufs, souvent équipés de pompes à chaleur ou d’appareils à faible consommation.
Le choix entre ces trois énergies dépend donc avant tout du type d’habitat, de son isolation et de la puissance de l’installation existante. Les évolutions du marché mondial de l’énergie et les politiques de transition environnementale continueront d’influencer ces coûts au cours des prochains mois.








