Gouvernement : Sébastien Lecornu dépose sa démission et devient le Premier ministre le plus éphémère de de la Ve République

Le premier ministre Sébastien Lecornu a déposé sa démission de lundi 6 octobre.

Publié le
Lecture : 2 min
Assemblée nationale
Gouvernement : en cas de censure, l'Assemblée nationale sera à nouveau dissoute- Crédit : MAXPPP | Econostrum.info

À peine annoncé, le gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu fait déjà l’objet de tensions politiques importantes. Dès ce lundi 6 octobre 2025, plusieurs responsables politiques, y compris au sein des Républicains, ont exprimé leur désaccord avec la composition de l’équipe, en particulier la répartition des portefeuilles et le retour de certaines figures déjà présentes lors des mandats précédents.

La journée a débuté par un contexte agité à l’approche du premier Conseil des ministres prévu à 16 h à l’Élysée en présence du président de la République Emmanuel Macron. En amont, à 11 h, Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, a réuni en urgence un conseil stratégique pour évoquer la situation. Il a déclaré que le nouveau gouvernement « ne reflète pas la rupture promise », ce qui a ravivé les tensions internes au sein du parti.

Certains membres des Républicains, tels que David Lisnard, ont menacé de quitter la formation politique si la participation de cadres LR au sein de l’exécutif se confirmait. Selon les informations disponibles, la composition ministérielle comprendrait dix ministres issus de Renaissance pour seulement quatre personnalités affiliées aux Républicains.

Réactions critiques face à la composition du gouvernement de Sébastien Lecornu 

La nomination de Bruno Le Maire au ministère des Armées suscite des réactions particulièrement virulentes. Ce retour, considéré par plusieurs élus comme le signe d’une continuité politique avec les précédents gouvernements, provoque un rejet autant à droite qu’à gauche. Certaines figures politiques qualifient cette nomination de « provocation » ou encore de « recyclage », tandis que d’autres évoquent un « déni de démocratie ».

Les groupes d’opposition, dont le Rassemblement national et La France insoumise, ont indiqué leur intention de déposer une motion de censure immédiatement après la déclaration de politique générale, prévue mardi 7 octobre.

Interrogé sur les critiques, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu son équipe en évoquant une composition « sans surprise », mais en cohérence avec les équilibres parlementaires. Il a précisé : « Sans 49.3, le Parlement aura le dernier mot. La vraie rupture, c’est celle-là. »

Suite à ces réactions, Sébastien Lecornu a déposé sa démission dans la matinée après une levée de bouclier contre son nouveau gouvernement. Le chef de l’État a accepté le départ du Premier ministre, qui devient le plus éphémère de la Ve République.

Laisser un commentaire

Partages