Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que certaines mesures visant à améliorer la retraite des femmes figureront dans le projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Cette décision fait suite aux discussions menées dans le cadre du conclave sur les retraites, bien qu’il ait pris fin par un échec en juin dernier.
Dans un courrier adressé aux syndicats, Sébastien Lecornu a précisé que l’amélioration de la retraite des femmes serait inscrite au PLFSS. Le Premier ministre a indiqué que cette mesure concernerait spécifiquement les femmes ayant eu des enfants, avec des ajustements dans le calcul de leur retraite. Le courrier, relayé par les médias ce 1er octobre 2025, mentionne également que d’autres sujets, tels que les enjeux de pénibilité et d’usure professionnelle, continueront d’être abordés dans le cadre des discussions avec les syndicats.
Le conclave sur les retraites, lancé pour amender la réforme de 2023, a duré quatre mois et a rassemblé des syndicats comme la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, mais a échoué à trouver un terrain d’entente avec le patronat. Les négociations avaient buté sur la question de la pénibilité au travail, un sujet sensible entre le patronat, représenté par le Medef et la CPME, et les syndicats.
Les mesures proposées dans le conclave sur les retraites
Lors de la dernière réunion du conclave, une proposition avait été faite pour rendre plus favorable le calcul des pensions des femmes ayant eu des enfants. Concrètement, les femmes ayant eu un enfant verraient leurs 24 meilleures années prises en compte pour le calcul de leur retraite, contre 25 pour la règle générale.
Pour celles ayant eu deux enfants ou plus, 23 meilleures années seraient prises en compte. Cette mesure permettrait ainsi d’augmenter le montant de la pension. En outre, les femmes bénéficiant de trimestres supplémentaires pour avoir eu des enfants pourraient comptabiliser deux trimestres dans le dispositif « carrière longue », qui permet de partir avant 64 ans si l’on a commencé à travailler tôt.
Ces mesures, qui auraient un coût estimé à 200 millions d’euros chacune en 2030, sont désormais inscrites dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026. Cependant, malgré l’échec des négociations, Sébastien Lecornu a réaffirmé sa volonté de continuer les échanges, notamment sur la question de la pénibilité, qui reste un point de tension entre les syndicats et le patronat. Les discussions sur l’assurance chômage et les ruptures conventionnelles sont également prévues.
Contexte et prochaines étapes
Bien que le Medef ait maintenu sa position sur l’âge de départ à la retraite, fixé à 64 ans, et ait rejeté des propositions d’ajustement sur l’usure professionnelle, le gouvernement continue de travailler sur ces questions dans le cadre du budget de la Sécurité sociale. Sébastien Lecornu espère que ces mesures permettront de répondre à certaines préoccupations des syndicats tout en poursuivant les réformes nécessaires.
Les discussions sur l’assurance chômage et les ruptures conventionnelles devraient également se poursuivre dans les mois à venir, avec un objectif de parvenir à un compromis acceptable pour toutes les parties.








