Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement National à l’Assemblée, a présenté une nouvelle version de l’impôt sur la fortune, qu’elle souhaite instaurer dans le cadre du budget 2026.
Ce nouvel impôt, qu’elle appelle « impôt sur la fortune financière », reprend certains éléments de l’ancien ISF (impôt de solidarité sur la fortune), mais avec des différences importantes par rapport à l’actuel IFI (impôt sur la fortune immobilière). Selon Marine Le Pen, cette version révisée de l’impôt serait plus juste et mieux adaptée aux enjeux économiques actuels.
Dans sa proposition, Marine Le Pen précise que cet impôt concernerait uniquement les actifs financiers et non l’immobilier. En effet, la résidence principale ou unique serait exclue de cette fiscalité. Selon la députée du Pas-de-Calais, « ce bien d’enracinement ne doit pas être fiscalisé ». De plus, elle propose d’exclure les biens professionnels de cette taxe, contrairement à d’autres propositions comme celle de la taxe Zucman, une autre forme d’impôt sur la fortune.
Marine Le Pen explique dans le JDD que cette exclusion des biens professionnels permettrait d’encourager l’investissement dans les PME (Petites et Moyennes Entreprises) et les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire). En effet, 75 % des parts détenues dans ces entreprises seraient exonérées de l’impôt.
Un impôt pour financer des mesures sociales selon Marine Le Pen
Le nouvel impôt serait censé rapporter environ 3 milliards d’euros par an, selon les estimations de Marine Le Pen. Elle propose que cet argent soit utilisé pour financer la « part fiscale pleine dès le deuxième enfant », une mesure visant à réduire les impôts des familles. Elle ajoute qu’en parallèle, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) serait supprimé, une taxe qu’elle considère comme dépossédant les Français de leur patrimoine immobilier au profit d’investisseurs étrangers comme les fonds de pension ou les assurances.
Marine Le Pen a insisté sur le fait que ce nouvel impôt sur la fortune financière serait davantage tourné vers la justice sociale. Elle a expliqué que posséder une grande fortune ne devait pas constituer un « totem d’immunité » face à l’impôt, insistant sur le fait que la solidarité fiscale devait être partagée de manière équitable.
Cette proposition a été formulée dans un contexte politique particulier, où Marine Le Pen cherche à renforcer sa position sur les questions économiques en vue des élections futures. En présentant un impôt qui semble viser à équilibrer les inégalités fiscales, elle tente de répondre à un certain nombre de préoccupations sociales, tout en continuant de promouvoir la défense du patrimoine des Français contre les influences extérieures.








