Le dieselgate continue d’être d’actualité en France. Malgré le nombre important de décès liés à ce trafic de moteurs, ainsi que les nombreuses plaintes déposées par les conducteurs et les associations, l’État n’a pas suffisamment contribué à sanctionner les constructeurs, laissant les véhicules polluants en circulation.
Pour rappel, le scandale nommé « dieselgate » date de 2015. Il a révélé que des constructeurs automobiles avaient effectué des manipulations illicites sur les moteurs des véhicules, augmentant ainsi le débit des émissions polluantes. Selon l’étude du Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA), 16 000 personnes seraient mortes à cause de ce truquage.
Suite à l’absence d’action immédiate par le gouvernement, trois associations de défense des droits des citoyens et de l’environnement, France Nature Environnement (FNE), l’association des consommateurs CLCV et l’ONG anglo-saxonne ClientEarth, ont déposé une plainte contre l’État.
Ces associations accusent l’État d’avoir négligé ses responsabilités envers ce scandale et réclament une reconnaissance de la défaillance de ces moteurs, mais également « une astreinte financière de 50 millions d’euros par semestre en cas d’inaction persistante », mentionne Radio France. Les dangers de ces véhicules au moteur truqué sont bien réels : « Ces véhicules peuvent émettre entre deux et dix fois plus d’oxydes d’azote que ce qu’ils sont censés émettre », dénonce Anne Lassman-Trappier, référente qualité de l’air à FNE, auprès du journal Le Monde.
Des milliers de véhicules liés au dieselgate toujours en circulation
Il est important de rappeler que le truquage des moteurs a été confirmé avec de nombreuses preuves accablantes depuis que le scandale a éclaté. En 2015, le constructeur automobile Volkswagen avait admis avoir installé des logiciels illicites sur 11 millions de véhicules, permettant de fausser les tests d’émissions en laboratoire.
Ainsi, les émissions polluantes de ces voitures paraissaient respecter les normes, alors qu’en réalité, elles étaient bien plus élevées. Ces véhicules constituent un danger imminent pour la santé publique, étant donné que l’État n’a pas mis en place de mesures suffisantes pour assurer leur retrait des routes françaises.
En dernier recours, les associations citées plus haut ont décidé, ce mercredi 17 mai, d’introduire une action en justice contre l’État. « Nous mettons en demeure les autorités françaises d’agir depuis 2023, nous n’avons désormais plus d’autre levier d’action que le recours en justice. Il est ahurissant que l’État fasse passer l’intérêt économique des constructeurs avant la santé des Français », s’indigne Anne Lassman-Trappier dans les colonnes du journal Le Monde.








