Énergies fossiles : l’AIE alerte sur le déclin des gisements du pétrole et du gaz

l’Agence internationale de l’Énergie a alerté sur le déclin des énergies fossiles.

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Énergies fossiles : l'AIE alerte sur le déclin des gisements du pétrole et du gaz. Crédit: Canva | Econostrum.info

Le déclin des énergies fossiles s’accélère alors que la demande augmente. L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a récemment souligné la nécessité d’investir massivement dans de nouveaux gisements de pétrole et de gaz afin de répondre à la demande énergétique mondiale d’ici 2050.

Le rapport, publié le 16 septembre 2025, met en avant que la discussion sur l’avenir des énergies fossiles s’est souvent concentrée sur la demande, mais que l’offre, et en particulier l’exploitation de nouveaux champs pétroliers et gaziers, nécessite également une attention accrue.

Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, a précisé que près de 90 % des investissements actuels sont utilisés pour compenser la perte de production provenant des champs existants, dont l’épuisement naturel est en accélération. Cependant, ces investissements ne suffisent pas à maintenir les niveaux de production actuels. L’AIE estime qu’environ 45 millions de barils de pétrole par jour et 2 000 milliards de mètres cubes de gaz naturel supplémentaires seront nécessaires d’ici 2050, provenant de nouveaux gisements conventionnels.

L’agence a ajouté que la production actuelle ne pourra être maintenue sans de nouveaux investissements. Bien que des découvertes récentes aient permis d’ajouter 28 millions de barils par jour et 1 300 milliards de mètres cubes de gaz à l’offre mondiale, cela ne compense pas entièrement les besoins futurs. L’AIE estime qu’il faudra découvrir chaque année environ 10 milliards de barils de pétrole et 1 000 milliards de mètres cubes de gaz naturel pour répondre à la demande en 2050.

L’AIE a précisé que si la demande de pétrole et de gaz diminuait, les quantités nécessaires pour maintenir la production pourraient être réduites. Cependant, cela reste incertain et dépendra de l’évolution des politiques énergétiques mondiales. Si la consommation de ces énergies fossiles reste élevée, les prix risquent de connaître une hausse en raison des tensions sur l’offre.

Contexte politique et projections futures de la production des énergies fossiles 

Ce rapport survient après que l’administration Trump ait exercé des pressions sur l’AIE pour qu’elle modifie ses prévisions concernant les énergies fossiles. Christophe McGlade, chef de l’unité « approvisionnement en énergie » de l’AIE, a noté que le débat actuel se concentre trop sur la demande sans suffisamment prendre en compte les défis liés à l’offre. En conséquence, l’AIE a ajusté ses scénarios pour inclure un « scénario politique actuel » prévoyant une augmentation de la consommation de pétrole et de gaz jusqu’en 2050, en raison notamment des politiques pro-pétrole adoptées par certains pays, comme les États-Unis.

L’AIE prévoit que les investissements dans les opérations pétrogazières devront atteindre environ 570 milliards de dollars en 2025. Cela pourrait entraîner une légère augmentation de la production, mais une diminution de ces investissements pourrait réduire l’approvisionnement en pétrole et en gaz, affectant ainsi la production future.

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