Impôts : le gouverneur de la Banque de France plaide pour cibler les plus riches

Le gouverneur de la Banque de France a exprimé son accord pour des mesures concernant les impôts payés par les plus riches.

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Budget 2026 : L'alerte du gouverneur de la Banque de France . Crédit : Canva | Econostrum.info

Le dossier des impôts occupe la scène politique et médiatique en France. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a exprimé son soutien à des mesures fiscales visant à lutter contre l’optimisation fiscale sur les hauts patrimoines. Cette position a été formulée dans un entretien avec Le Parisien le 15 septembre 2025.

Villeroy de Galhau a souligné l’importance de résoudre de manière urgente le problème budgétaire de la France. Il a rappelé que le pays doit ramener son déficit public à 3 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2029. Selon lui, cet objectif ne pourra être atteint qu’à travers une combinaison de réductions des dépenses publiques et de mesures fiscales exceptionnelles, représentant environ un quart de l’effort global.

Le gouverneur a également précisé dans cet entretien que l’objectif des réformes fiscales doit être de ne pas pénaliser les classes moyennes ni les petites et moyennes entreprises (PME). Il a ajouté que ces mesures fiscales devraient être temporaires, se limitant à la période nécessaire pour ramener le déficit sous la barre des 3 % du PIB.

Impôts ciblés sur les hauts patrimoines

En ce qui concerne les mesures spécifiques sur les impôts, François Villeroy de Galhau a évoqué des « mesures anti-optimisation fiscale sur les hauts patrimoines », qu’il juge nécessaires pour rendre l’effort de redressement « juste ». Ces propositions visent à limiter les pratiques d’optimisation fiscale utilisées par certains contribuables pour réduire leur base imposable, souvent au détriment des finances publiques. Le gouverneur a indiqué que ces mesures doivent être ponctuelles, adaptées et ciblées sur les plus hauts patrimoines, sans affecter les classes moyennes ni les entreprises qui contribuent déjà de manière significative à l’économie.

Villeroy de Galhau a également fait référence à l’impôt sur les très hauts patrimoines, soutenue par l’économiste Gabriel Zucman, et a indiqué que ce type de mesure pourrait être envisagé dans ce contexte. Toutefois, il a souligné que toute réforme doit être équilibrée et ne pas nuire à la compétitivité de la France sur la scène internationale.

Concernant la croissance économique, François Villeroy de Galhau a noté que la France continue de montrer une certaine résistance, bien que l’activité économique soit en ralentissement par rapport à 2024. La Banque de France a révisé ses prévisions de croissance pour 2025 à 0,7 %, contre 0,6 % précédemment. Toutefois, les perspectives pour 2026 et 2027 restent modérées, en raison de l’incertitude politique interne et des conditions économiques mondiales.

Villeroy de Galhau a mentionné que des facteurs externes, tels que la hausse du prix du pétrole et un euro plus fort, risquent de nuire à la compétitivité de l’économie française sur les marchés mondiaux.

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