Le budget 2026 se profile avec des tensions au sein du gouvernement et des partis de droite. Les Républicains, par la voix de leur porte-parole Agnès Evren, ont posé des conditions claires pour soutenir les économies demandées par l’exécutif. Bien que le compromis soit envisageable, certaines lignes rouges restent infranchissables pour le parti.
Le principal point de désaccord réside dans le montant des économies à réaliser. Le gouvernement, sous la direction de François Bayrou, avait initialement proposé une économie de 44 milliards d’euros pour 2026. Mais Les Républicains, tout en restant dans une logique d’effort budgétaire, sont prêts à accepter un compromis en abaissant ce montant à 35 milliards d’euros. Cette réduction permettrait, selon eux, de maintenir le respect des engagements européens tout en faisant moins de sacrifices que ce qui avait été prévu par le gouvernement. Agnès Evren a souligné que cette proposition permettrait également de répondre aux attentes de l’Union européenne sans pour autant imposer des mesures trop sévères aux Français.
La réforme des retraites : une ligne rouge pour Les Républicains
Cependant, cette position ne signifie pas un soutien sans réserve aux mesures proposées. Les Républicains ont clairement indiqué qu’ils ne seraient pas favorables à la suspension de la réforme des retraites, comme le suggère une partie de la gauche. Pour eux, suspendre cette réforme serait une « faute politique majeure », compromettant la crédibilité du gouvernement et des réformes entreprises. La réforme des retraites reste donc une priorité pour le parti, et toute tentative de retour en arrière sur cette question serait catégoriquement rejetée.
Rejet de la taxe sur les hauts patrimoines : une proposition « dangereuse »
Par ailleurs, les Républicains se sont également opposés à la mise en place d’une taxe sur les hauts patrimoines, souvent désignée sous le nom de « taxe Zucman », du nom de l’économiste Gabriel Zucman. Cette taxe, proposée par les socialistes, viserait à taxer les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros à hauteur de 2 % par an. Agnès Evren a qualifié cette mesure d’ « ineptie absolument dangereuse » et a souligné qu’elle n’était en aucun cas une solution viable pour résoudre les problèmes budgétaires du pays, rapporte BFMTV.
La nécessité de respecter les engagements européens
Cette divergence sur les économies et la fiscalité n’empêche pas pour autant une ouverture à un compromis. Les Républicains souhaitent néanmoins éviter de s’engager sur des mesures qui, selon eux, risquent d’aggraver la situation économique du pays. L’opposition à la taxe sur les hauts patrimoines s’inscrit dans un refus plus large de toute forme de taxation qui pénaliserait les classes moyennes et supérieures, déjà fortement affectées par les augmentations de coûts dans divers secteurs.
Enfin, les Républicains restent fidèles à leur ligne sur les engagements européens. La France doit respecter ses obligations, et pour cela, des économies sont nécessaires. Toutefois, il s’agit, selon eux, de faire preuve de pragmatisme, en évitant des décisions qui fragiliseraient davantage l’économie nationale.








