Au deuxième trimestre de 2025, le marché immobilier français montre des signes de reprise, avec une légère augmentation des prix des logements anciens. Selon les dernières données publiées par l’indice Notaires-Insee, les prix ont augmenté de 0,3 % par rapport à l’année précédente.
Ce phénomène est la deuxième hausse consécutive, après une progression similaire observée au premier trimestre, et marque un retour progressif de l’équilibre sur le marché, qui a été perturbé pendant plus de deux ans en raison de la crise sanitaire et économique. Le volume des ventes immobilières a également augmenté. À la fin juin 2025, 906 000 transactions avaient été réalisées, contre 882 000 à la fin mars de la même année.
Ce chiffre reste en hausse par rapport aux 845 000 transactions enregistrées en 2024, qui avaient constitué un plus bas depuis 2015. Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), a souligné que « beaucoup de territoires sont orientés vers une véritable reprise dynamique, à l’exception des villes qui n’ont pas connu une correction suffisante des prix des logements anciens ».
Dans les régions hors Île-de-France, les prix ont enregistré une augmentation de 0,5 % par rapport au deuxième trimestre 2024, tandis que dans les zones rurales et les agglomérations de moins de 10 000 habitants, les prix des appartements ont progressé de 1,5 % sur un an. Selon Loïc Cantin, ces chiffres sont « suffisamment prometteurs », bien que l’incertitude politique et l’évolution des taux d’intérêt puissent à nouveau ralentir la dynamique du marché.
Contraste en Île-de-France, les prix de l’immobilier continuent de baisser
En revanche, l’Île-de-France reste un cas particulier. Les prix dans la région parisienne continuent de baisser, bien que de manière modérée, avec une baisse de 0,2 % par rapport à l’année précédente, indique l’indice Notaires-Insee. Élodie Fremont, présidente de la commission « statistiques immobilières » des notaires du Grand Paris, a précisé que « les prix ne baissaient pas suffisamment pour donner des couleurs au marché immobilier » et a rappelé la « fragilité » du marché immobilier en Île-de-France. Elle a également observé que « les volumes de vente peinent à progresser » et que « les prix se stabilisent », ce qui pourrait indiquer que le marché est sur le point de retrouver un rythme plus stable, voire une « nouvelle norme ».
En 2025, les tendances observées en Île-de-France ne semblent pas suffisantes pour rattraper le retard accumulé au cours des dernières années. Bien que le marché ait connu une certaine reprise au début de l’année, cette dynamique semble avoir ralenti au printemps, ce qui a conduit certains experts, comme Loïc Cantin, à se demander si l’augmentation des ventes était simplement un « rattrapage momentané » ou un effet de saisonnalité.
La progression des prix au second trimestre reste donc modérée, malgré des signaux positifs dans certaines régions. Les prévisions pour la fin de l’année 2025 restent incertaines, notamment en raison de l’impact potentiel de l’évolution des taux d’intérêt et des nouvelles politiques fiscales.








