Le 10 septembre 2025, la France sera secouée par un grand mouvement de contestation, baptisé « Bloquons tout », qui appelle à paralyser l’économie. Parmi les actions envisagées, certains protestataires prévoient de boycotter un outil devenu incontournable dans la vie quotidienne : la carte bancaire. Si cette initiative attire l’attention, son efficacité réelle soulève de nombreuses interrogations.
L’idée derrière la grève de la carte bancaire est de protester contre le système bancaire, les frais cachés et la traçabilité des paiements. Les grévistes aimeraient remettre en cause les frais de gestion des comptes bancaires, les commissions prélevées sur chaque transaction effectuée par carte et l’atteinte à la vie privée que représente la traçabilité des achats. Ce geste semble simple : ne plus utiliser sa carte bancaire pendant un mois. Mais, en réalité, l’impact de cette mesure reste très limité. En effet, même si un grand nombre de personnes y participent, cela ne perturbera pas le fonctionnement du système bancaire, qui continue de tourner avec ou sans cartes de paiement.
Maud Descamps, chroniqueuse pour TF1, l’affirme : « Cela ne sert à rien, mais alors vraiment à rien. » Le système bancaire continuera de fonctionner normalement, puisque les salaires continueront d’être versés sur les comptes bancaires et que les prélèvements automatiques, tels que les paiements d’impôts ou de services essentiels, se poursuivront. Par ailleurs, la majorité des transactions se feront via d’autres moyens, comme les virements bancaires ou les paiements en espèces.
Impact d’un boycott des cartes bancaires sur l’économie
Bien qu’il soit vrai que la carte bancaire est devenue un moyen de paiement majeur, en représentant presque la moitié des achats en France, son absence temporaire n’entraînera pas de véritable paralyse économique. Les protestataires imaginent qu’en arrêtant d’utiliser ce moyen de paiement, ils vont infliger un coup dur au système financier. Cependant, cette idée demeure illusoire, car les transactions importantes et les virements bancaires se poursuivent sans lien direct avec l’utilisation des cartes. L’argument selon lequel ce boycott pourrait réellement perturber l’économie ne tient pas face à l’infrastructure robuste du système bancaire.
L’alternative des commerçants : des réductions pour payer en liquide
Certaines entreprises, comme les restaurateurs, se sont associées à cette mobilisation en proposant des réductions pour ceux qui choisissent de payer en liquide plutôt qu’avec leur carte bancaire. Cela répond à une volonté de protester contre les frais que les commerçants doivent payer à chaque transaction effectuée par carte. En effet, chaque paiement par carte entraîne des frais pour les commerçants, allant de 0,6 % à 2 % du montant total. Bien que ce geste ait un impact direct sur le chiffre d’affaires des petits commerçants, il reste limité et ne remet pas en cause le système financier dans son ensemble.








