Prix du carburant : la chute va-t-elle s’accélérer jusqu’à l’effondrement ?

Les prix des carburants sont en baisse en France, mais on ignore si cette tendance va perdurer dans le temps.

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Prix du carburant : la chute va-t-elle s’accélérer jusqu’à l’effondrement ?- Crédit : Canva | Econostrum.info

Après des années de hausses, les prix du carburant connaissent actuellement une plongée significative. Si cette situation apporte une bouffée d’air frais aux automobilistes, elle suscite également les interrogations des experts à propos de ses causes et de sa durabilité.

Les conducteurs l’ont constaté : les prix de l’essence dans les stations-service ont connu un recul important. Alors qu’ils avaient dépassé la barre des 2 euros en 2022, ils s’établissent ce lundi 8 septembre à 1,603 euro par litre pour le gazole, tandis que le prix du sans-plomb 95 E10 est de 1,689 euro par litre, selon Carbu.com.

Bien que ces prix soient très bas comparés à ceux appliqués au cours des quatre dernières années, ils sont loin d’atteindre les coûts pré-Covid. En 2019, avant la pandémie, ainsi que dans les années qui l’ont précédée, le prix de l’essence ne connaissait pas une telle volatilité. À titre d’exemple, en 2019, le prix du gazole était de 1,54 euro par litre, tandis qu’il s’établissait à 1,46 euro par litre en 2008.

En l’espace de 9 ans, on constate une évolution d’à peine quelques centimes, alors qu’actuellement, les écarts sont importants d’un mois à l’autre. En septembre, le plein d’essence coûte en moyenne 101 euros, selon le média spécialisé Le Gaz, tandis qu’en juillet, soit deux mois auparavant, il atteignait 108 euros.

Les facteurs économiques et géopolitiques qui influencent les prix du carburant

La baisse du prix du carburant est en partie due à un ralentissement économique mondial, après des années d’inflation déclenchée depuis 2022 sous l’effet de la guerre en Ukraine. Rappelons qu’en mars 2022, le prix du pétrole brut avait atteint les 120 dollars, provoquant ainsi la hausse des prix du carburant.

Mais depuis, l’Opep+ a augmenté la production, permettant ainsi un recul puis une stabilisation des prix. Pour l’heure, on ignore si cette stabilité va perdurer dans le temps, car les facteurs géopolitiques demeurent très influents. Cet équilibre peut à tout moment être brisé, notamment en raison des conflits avec l’Iran, ou encore à cause d’une instabilité au niveau du détroit d’Ormuz, à travers lequel se déroule le transit de 20 % de la consommation mondiale de pétrole.

D’après le spécialiste Philippe Chalmin « le prix du pétrole peut encore un petit peu baisser étant donné l’augmentation de la production qui est annoncée par un certain nombre de pays producteurs ». Or, il est utile de rappeler qu’en France, les taxes représentent 54 % du prix du carburant à la pompe. Par conséquent, pour que le consommateur ressente réellement la baisse, le prix du pétrole doit connaître un recul important.

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