Météo : pourquoi les vagues de chaleur extrêmes vont se multiplier

L’été 2025 a marqué l’Europe du Sud avec des vagues de chaleur inédites, dépassant les 40 °C et provoquant des incendies majeurs. Selon les spécialités, ces phénomènes deviendront plus nombreux.

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Vagues de chaleur
Météo : pourquoi les vagues de chaleur extrêmes vont se multiplier - Crédit : Canva | Econostrum.info

L’été 2025 restera marqué par une vague de chaleur exceptionnelle qui a frappé le sud de l’Europe. En Espagne et au Portugal, des températures dépassant les 40 °C se sont installées pendant plus de deux semaines, provoquant des incendies dévastateurs. Selon l’agence météorologique espagnole AEMET, il s’agit de la canicule « la plus intense jamais enregistrée » dans la région.

Les conséquences de cette canicule ont été particulièrement lourdes : plus de 380 000 hectares de forêts ont brûlé en Espagne et environ 280 000 hectares au Portugal, d’après les données du Système européen d’information sur les incendies de forêt (EFFIS), citées par Reuters.

Pour expliquer ces phénomènes, les scientifiques pointent directement le rôle du changement climatique. Le réseau scientifique international World Weather Attribution (WWA), cité par Le Monde, estime que de tels épisodes n’auraient eu lieu qu’« une fois tous les 500 ans » sans l’influence humaine. Aujourd’hui, la probabilité est multipliée par 40, transformant ces événements extrêmes en menace récurrente.

« Ces conditions météorologiques extrêmes assèchent la végétation et créent des incendies capables de générer leur propre vent », explique Theo Keeping, chercheur à l’Imperial College de Londres, dans une déclaration rapportée par Reuters. Ces feux deviennent alors particulièrement violents et difficiles à maîtriser.

Comment l’exode rural amplifie les vagues de chaleur

À cela s’ajoute un autre facteur aggravant : l’exode rural. Selon Maja Vahlberg, conseillère au Centre climat de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, citée par CNews, « le déclin de l’agriculture et du pâturage traditionnels réduit le contrôle naturel de la végétation ». Autrement dit, des terres autrefois exploitées et surveillées deviennent aujourd’hui plus vulnérables aux flammes.

Pour les experts, la tendance est claire : ces épisodes de chaleur extrême vont se répéter et s’intensifier dans les décennies à venir si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites. Les incendies, alimentés par des températures extrêmes et des sols asséchés, risquent de devenir l’un des symboles les plus destructeurs du réchauffement climatique en Europe.

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