Le Premier ministre français François Bayrou a confirmé le 3 septembre auprès de BFMTV que le scénario de l’année blanche n’est pas à exclure pour 2026. Une telle situation risquerait de faire perdre les droits aux aides sociales à de nombreux allocataires.
Parmi les mesures controversées annoncées dans le plan budgétaire de François Bayrou, figure le gel des plafonds de ressources pour accéder aux aides sociales. Une telle disposition, combinée à des hausses de revenus, risque de diminuer le montant des aides des bénéficiaires, voire de les priver totalement de ces droits en raison d’un dépassement des plafonds.
Pour rappel, ces seuils subissent chaque année, au 1er janvier, une revalorisation afin de suivre les hausses salariales. L’année de référence prise en compte pour le calcul des droits d’accès aux prestations sociales en 2026 est celle de 2024, durant laquelle les salaires ont progressé de 3%.
Par conséquent, une part importante des allocataires ayant profité d’une hausse salariale cette année-là risque de perdre son éligibilité à certaines aides sociales dès 2026, et ce, malgré le fait que ses revenus n’aient subi aucune hausse en 2025. Une situation fortement pénalisante pour les petits salaires, qui rencontrent déjà des difficultés financières et pour qui ces prestations sociales représentent une aide cruciale.
Les allocataires les plus fragiles, premiers touchés ?
Comme l’indique Economie Matin, les allocataires dont les ressources dépassent de peu le plafond en vigueur seront immédiatement privés de leurs droits aux aides sociales, en raison d’un mode de calcul par tranche, les bénéficiaires du RSA, de l’APL et de la PAJE seront les premiers perdants de cette mesure gouvernementale.
De plus, les salariés ayant bénéficié d’une hausse de revenus en 2024 grâce au cumul d’heures supplémentaires et aux primes risquent de dépasser le plafond en vigueur en 2026, perdant ainsi l’accès à certaines prestations sociales. En somme, la mesure affecte particulièrement les ménages déjà fragiles.
Selon l’exemple cité par Droit-Finance.fr, une famille de deux enfants qui bénéficie de la PAJE risque en 2026 de voir une baisse de 98,30 € par mois de cette allocation, en raison d’une légère hausse de revenus en 2024. Le manque à gagner représenterait alors un total de 1 180 euros par an. Pour rappel, les prestations sociales sont mises en place pour aider financièrement les parents à l’entretien et à l’éducation des jeunes enfants. Par conséquent, leur baisse risque de peser lourdement sur le foyer, dont la hausse des ressources n’est clairement pas suffisante pour se passer de cette aide.








