Délais, revenus, la bonne caisse : voici ce qui peut bloquer votre pension de réversion

Certaines erreurs peuvent empêcher les conjoints survivants d’accéder à la pension de réversion.

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Délais, revenus, la bonne caisse : voici ce qui peut bloquer votre pension de réversion - Crédit : Canva | Econostrum.info

La pension de réversion est une aide précieuse pour les personnes confrontées au décès de leur conjoint, leur permettant de maintenir un certain niveau de revenu. Cependant, certaines erreurs peuvent priver le conjoint survivant de son droit à cette mensualité.

En France, le versement de la pension de réversion n’est pas automatique. Pour en bénéficier, il est, en effet, nécessaire d’en faire la demande. La procédure peut s’avérer assez complexe, étant donné qu’il existe de multiples conditions pour accéder à ce droit. La première est d’avoir atteint l’âge de 55 ans.

Cette limite d’âge s’applique à l’ensemble des régimes de retraite, à l’exception de celui des fonctionnaires. Pour les veufs de conjoints décédés avant le 1er janvier 2008, il est possible de réclamer cette pension dès l’âge de 51 ans. Autre critère important pour bénéficier de la pension de réversion : avoir été marié avec le défunt. Les couples en union libre ou pacsés ne peuvent donc pas en profiter.

Enfin, le conjoint est soumis à des conditions de revenus. Pour une personne seule, le seuil de revenu maximal est de 24 710,40 euros bruts par an, tandis que pour une personne en couple, il atteint 39 536,64 euros bruts par an. Une fois l’ensemble de ces conditions réunies, le demandeur devra constituer un dossier et l’adresser à la caisse de retraite à laquelle était affilié le défunt.

Les pièges à éviter pour bénéficier de la pension de réversion

L’erreur la plus fréquente commise par les conjoints survivants est d’envoyer la demande de pension de réversion à la mauvaise caisse. Pour l’éviter, il est préférable de recourir à la demande en ligne, qui simplifie significativement les démarches. À défaut, il est utile de se rappeler précisément le métier du défunt pour connaître avec exactitude la caisse auprès de laquelle la demande devra être déposée.

De plus, les demandeurs doivent être attentifs aux revenus pris en compte dans le calcul de cette pension. Ceux issus de l’assurance-vie, par exemple, ne doivent pas être inclus, sous peine de se retrouver avec des trop-perçus qu’il faudra rembourser par la suite à la caisse de retraite.

Enfin, il est recommandé de faire cette demande dès les premiers mois qui suivent le décès du conjoint, idéalement dans un délai de trois mois. Et pour cause, le versement n’est pas rétroactif, ce qui signifie que les sommes non perçues durant les premiers mois suivant la disparition du conjoint ne sont pas récupérables. Comme le précise Service-public.fr, en absence de réponse quatre mois après la demande, cette dernière est donc rejetée. 

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